L’enquête judiciaire visant à faire la lumière sur les circonstances des inondations du 30 mars 2013 s’est poursuivie hier avec le témoignage du directeur de la Water Resources Unit, Dhaneswar Deepchand. Après avoir expliqué le rôle de son organisme, il a affirmé ne pas être habilité à conseiller les autorités sur les cas d’inondations.
Le directeur de la Water Resources Unit (WRU), qui tombe sous l’égide du ministère de l’Énergie et des Services publics, devait indiquer que, depuis la création de cette unité, en 1992, son rôle est de veiller et de contrôler les ressources en eau dans l’île ainsi que de se concentrer sur la mobilisation de ces ressources pour la fourniture d’eau dans les différents secteurs du pays. Cette institution est ainsi responsable, entre autres, des “water dams” construits à travers l’île. Questionné par Me Rammaya, qui représente la Poursuite, sur l’implication de cette unité dans des cas d’inondations, le directeur de la WRU devait soutenir que l’unité n’est concernée que par la fourniture d’eau et sur la circulation d’eau dans les rivières. « Cette unité, qui fait partie du National Disaster Risk Reduction and Management Council, a comme rôle d’avertir et de donner des conseils au comité concernant des cas de circulations d’eau conséquentes dans les rivières », affirme-t-il. Et d’ajouter que l’unité dispose des équipements nécessaires pour mesurer le volume d’eau qui circule dans les rivières. Toutefois, a-t-il immédiatement précisé, cette unité n’est pas spécialisée dans les cas d’inondations. « S’il y a des événements imprévus dans les “catchment areas” de la capitale, nous informons le conseil de la situation. Notre unité n’est pas spécialisée dans les avertissements d’inondations. Un “catchment modeling exercice” est nécessaire afin de pouvoir prédire des cas d’inondations pour l’avenir et la NDU est en charge de ce projet », soutient-il.
Par ailleurs, Jean-François Dorestan, Chief Executive à la municipalité de Port-Louis, rappelé lors de l’enquête judiciaire pour fournir de nouveaux documents à la Cour, devait confirmer qu’il incombe à la mairie de la capitale de veiller à la maintenance des drains se situant près du jardin de Marie Reine de la Paix. À la suite d’une question de la magistrate Ida Dookhy-Ramburrun, il devait cependant concéder qu’une partie du nettoyage de ces drains n’avait toujours pas été effectué depuis les inondations, de même que la terre accumulée dans les drains n’avait pas été enlevée. Le Chief Executive de la mairie devait ajouter que, suite à une prochaine rencontre avec le ministère des Infrastructures publiques, les tâches à effectuer seront plus clairement établies.