Une escouade de la Criminal Investigation Division de Mahébourg a mis hors-jeu hier un présumé voleur en série sévissant dans le Sud. Jean Christophe Magon (33 ans), alias Ti-Jean, a avoué aux enquêteurs avoir réalisé quatre vols en 18 jours. Il a été formellement identifié par les quatre victimes, dont deux touristes.
Le dernier coup du suspect Jean Christophe Magon remonte à mardi avec un vol sur la voie publique au préjudice d’un touriste suisse qui est un ancien officier de police. Dans sa déclaration, le sexagénaire raconte qu’il se trouvait à la rue Souffleur, Mahébourg, quand un individu l’a attaqué de dos avant d’arracher son sac contenant son « warrant card » de la police suisse, sa carte d’identité, son permis de conduire et son téléphone portable. Le malfrat devait réussir à s’enfuir avec un butin de 50 euros.
Cependant, le butin le plus important emporté par le présumé voleur en série Ti-Jean s’élève à Rs 10 000. En effet, le 13 janvier, un septuagénaire de New-Grove a rapporté qu’un inconnu à vélo a fait main basse sur son enveloppe contenant cette importante somme d’argent en liquide à la gare routière de Mahébourg.
Trois jours plus tard, le suspect devait récidiver en prenant pour cible un Manager de la BAI et habitant New-Grove également. Dans ce cas, le suspect aurait bousculé la victime avant d’emporter les Rs 515 qui se trouvaient dans sa poche. La scène s’est jouée en plein après-midi sur un arrêt d’autobus près du musée de Mahébourg.
Le deuxième touriste ayant été victime du présumé voleur en série est un Français de 90 ans qui logeait au Preskil Hotel durant son séjour. Dans sa déposition consignée au poste de police de Mahébourg, il raconte qu’il se trouvait dans un restaurant quand un individu lui a volé son porte-monnaie contenant 200 euros, Rs 600 et des documents personnels.
Après avoir obtenu certaines informations, la CID de Mahébourg a monté une opération dans la journée d’hier pour appréhender le suspect Jean Christophe Magon, habitant Beau-Vallon. Le prévenu se trouve actuellement en cellule policière. L’enquête se poursuit.