Une semaine après son arrestation dans le meurtre de sang-froid de Stacey Henrisson, lycéenne de 16 ans et vivant sous son toit à Bonne-Mère, Flacq, le meurtrier présumé, Jayraj Sookur, 49 ans, Master Healer et masseur de profession, tente de jouer son va-tout. Lors de la nouvelle séance d’interrogatoire de plus de quatre heures hier après-midi aux Police Headquarters de Rose-Hill, de nouvelles données ont été versées dans le dossier à charge en vue de faire la lumière sur les circonstances du meurtre de cette jeune fille le samedi 5 mais, alors que cette dernière venait de rentrer d’un séjour d’un mois en Inde en compagnie de son beau-père.
Au vu de l’évolution de l’enquête policière, il devient de plus en plus évident que l’héritage légué l’année dernière par son père à Stacey Henrisson, évalué entre Rs 30 millions et Rs 50 millions, constitue une piste d’enquête incontournable en vue de faire la lumière sur cette sinistre affaire. Par ailleurs, les proches de la victime n’arrivent pas encore à se mettre d’accord sur les funérailles de la lycéenne, dont le cadavre se trouve encore à la morgue du Princess Margaret Orthopaedic Centre (PMOC).
Au cours des dernières quarante-huit heures, le principal suspect, appréhendé par les limiers de la CID de la Western Division après la découverte du cadavre de la jeune fille avec un sac en plastique de couleur noire sur la tête, a subi deux longues séances d’interrogatoire. Dans la soirée de vendredi, Jayraj Sookur serait passé aux aveux quant à sa responsabilité dans le meurtre de Stacey Henrisson dans l’après-midi du samedi 5 mai au Myassa Healing Centre le long de la route Royale à Bonne-Mère, Flacq.
Le suspect, qui a retenu les services de Me Arun Kutowaroo, aurait indiqué aux enquêteurs de la police que « mo inn touffe li avek ène l’oreiller ». En guise d’explications de cet acte fatal, il aurait vendu la thèse d’une « mésaventure qui aurait mal tourné ». Il a fait comprendre en substance que « ce simple rappel à l’ordre » à Stacey Henrisson aurait mal tourné. Le principal grief est que la jeune fille « se serait mal comportée » lors du récent déplacement entre le 2 avril et le 3 mai en Inde.
Avec les éléments d’informations déjà versés dans le dossier à charge, les enquêteurs menés par l’assistant surintendant de police, l’ASP Daniel Monvoisin, comptent remettre en cause cette version des faits. La séance d’interrogatoire du suspect pendant tout l’après-midi d’hier a marqué un tournant dans l’enquête policière. Toutefois, très peu de détails quant à la teneur du Questioning ont transpiré publiquement où Jayraj Sookur a tenté un “Make or Break” dans l’enquête.