James Mercier, qui avait été l’un des premiers à être interpellés dans le cadre de la chasse à l’homme en vue de retrouver Steeve Prinslett Serret, alias Polocco, a été remis en liberté par le tribunal de Bambous à la mi-journée. Aucune charge n’a été retenue contre ce Port-Louisien, qui a retenu les services de Me Jean-Claude Bibi.
La décision de remettre en liberté sans aucune condition le dénommé James Mercier, âgé de 19 ans, fait suite aux développements intervenus avec l’arrestation mercredi après-midi de Polocco et de sa compagne Leena Gentille aussi bien que deux autres suspects. James Mercier avait été longuement interrogé, hier par des limiers de la CID de la Western Division, en présence de son homme de loi.
James Mercier a catégoriquement rejeté les allégations à l’effet qu’il était en compagnie de la bande de Polocco lors du vol d’un bungalow à Rivière-Noire et l’agression sexuelle de l’épouse d’un directeur de restaurant dans la nuit de la Saint-Valentin. Il a également nié être en présence de Polocco à Grand-Baie la veille de l’exécution de ce plan de cambriolage à Rivière-Noire.
James Mercier affirme qu’il avait été acculé à faire ces aveux de manière orale ayant été victime d’actes de brutalité policière alléguée depuis son arrestation au cours de la semaine écoulée. D’ailleurs, la mère de James Mercier a saisi la Commission Nationale des Droits de l’Homme d’allégation de brutalité policière dans une déposition consignée formellement lundi dernier.
L’enquête de la Commission Nationale des Droits de l’Homme est en cours.