L’enquête, initiée par le Central CID suite aux dénonciations d’un trafic illégal de cadavres entre le Krishnanand Seva Ashram de Calebasse et le SSR Medical College, attend toujours la confirmation de l’identité de trois des neuf cadavres récupérés de cette faculté de médecine lors d’une descente sur les lieux lundi soir. À ce matin, les responsables de l’ashram de Calebasses étaient attendus aux Casernes centrales pour des explications. De son côté, la directrice du SSR Medical College, la Pr S. Shukla, a subi une longue séance d’interrogatoire hier après-midi sur ce même dossier.
Néanmoins, à la mi-journée, aucune indication ne transpirait quant à la présence d’un représentant de cette maison de retraite dans les locaux du Central CID. Dans un premier temps, il était question que le président du Board of Trustees du Krishanand Seva Ashram fasse le déplacement pour cet exercice. Entre-temps, il a été question que le secrétaire, Premchand Boojhawon, soit appelé à éclaircir la police sur la teneur de l’accord passé avec le SSR Medical College.
La priorité des priorités pour les enquêteurs du Central CID, sous la supervision du surintendant Yashdev Callee, est de mettre un nom sur chacun des trois cadavres non identifiés récupérés lundi soir dans des bacs de formol au SSR Medical College. Très peu d’indications ont filtré quant aux circonstances dans lesquelles ces trois corps ont été remis au SSR Medical College au cours de la période 2001–2007.
Le Central CID veut également s’assurer que les procédures de la loi pour le transfert de cadavres ont été respectées. Mais faute d’une documentation officielle au sujet de ces trois cas, des questions se posent. L’interrogatoire du secrétaire Boojhawon est jugé crucial à plus d’un titre, car en l’absence de ces documents, l’enquête pourrait prendre une autre tournure. Le représentant du Krishnanand Seva Ashram devrait se rendre au rendez-vous de la police avec des documents officiels.
La responsable du SSR Medical College a été interrogée hier après-midi au sujet de la présence de ces six cadavres à la faculté de médecine. Elle a été appelée à fournir des détails sur chacun des cadavres, dont six provenaient des morgues des hôpitaux sous le contrôle du ministère de la Santé. À première vue, le transfert de ces six cadavres aurait été effectué en conformité avec les règlements en vigueur.
Des zones d’ombre persistent avec les trois cadavres de l’ashram de Calebasses. L’enquête policière se poursuit.