Suite au viol commis dans la journée du mardi 24 mars avec pour victime une fillette de 10 ans fréquentant la Petite-Rivière Government School et pour suspect le jardinier de la même l’école, l’établissement scolaire se retrouve dans la ligne de mire du ministère de l’Éducation. Du moins, c’est ce qui découle d’une déclaration faite par la ministre de tutelle au cours d’une séance parlementaire durant la semaine écoulée. En effet, Leela Devi Dookun-Luchoomun a ordonné l’institution d’une full-fledge enquiry sur ce cas d’agression sexuelle et surtout sur les circonstances dans lesquelles les responsables de cette école primaire de la cité ouvrière de Petite-Rivière ont pu remettre la fillette au présumé bourreau, qui est nul autre qu’un proche de sa famille, pendant les heures de classe et sans aucun consentement de ses parents.
Dans son statement à l’Assemblée nationale mercredi dernier, la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, devait confirmer les informations initiales de l’enquête policière à l’effet que le viol a été commis dans la journée du mardi 24 mars et à l’extérieur de l’enceinte de l’établissement scolaire, soit près d’un champ de cannes. Ainsi le suspect, Rajoo Pillay Mamoodee, 50 ans, habitant Canal Dayot et qui était employé à temps partiel en tant que jardinier, avait demandé la permission aux responsables de l’école pour prendre l’enfant vers 11h15 sous le prétexte qu’il y aurait une cérémonie religieuse chez l’élève.
Lors de cette intervention au parlement, la ministre de l’Éducation a affirmé que le maître d’école a donné l’autorisation au jardinier après avoir enregistré le nom de l’élève dans le Movement Book étant donné que l’individu avait, selon l’école, déjà récupéré l’élève au nom de ses parents en trois précédentes occasions. Les dates citées sont le 15 octobre 2013, le 2 juin 2014 et le 28 août 2014.
Mais avec le release de la fatidique journée du mardi 24 avril et sans aucune consultation des parents contrairement aux fois précédentes, le ministère de l’Éducation a décidé de passer à l’offensive pour situer les responsabilités dans la hiérarchie de cette école gouvernementale. Des appréhensions sont également de mise, surtout que ce n’est que dans la matinée du 30 mars que le maître d’école a informé la Zonal Directorate de l’incident, alors que le suspect avait été arrêté depuis le 26 mars et que la police avait fait une descente à l’école le vendredi 27 mars pour l’enquête initiée à cet effet.