L’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam devra s’attendre à une double convocation pour interrogatoire « under warning » au QG du Central CID en cette fin d’année ou au plus tard dans les premiers jours de la nouvelle année. Le premier déplacement devrait intervenir relativement à l’enquête initiée à la fin de la campagne électorale suite à une déposition du leader du MSM, Pravind Jugnauth, pour diffamation criminelle avec l’affaire du micro caché en la résidence du nouveau Premier ministre, sir Anerood Jugnauth. Le second cas remonte à la nuit du 2 au 3 juillet 2011, avec le cambriolage commis au bungalow acquis par Navin Ramgoolam au coût de plus de Rs 40 millions à Roches-Noires. La réouverture de ce dossier sous la supervision de l’assistant commissaire de police, Heman Jangi, du Central CID, porte sur les soupçons que le dénommé Rakesh Gooljaury aurait été à la base d’un complot ourdi pour dissimuler ce qui serait passé cette nuit, de même que les personnalités présentes au bungalow au moment des faits.
Dans l’immédiat, les officiers du Central CID s’occupent de l’ancien ministre Mahen Utchanah, qui a été le Campaign Manager de l’alliance PTr/MMM dans la circonscription de Piton/Rivière-du-Rempart (N° 7). Depuis ce matin, accompagné de son conseil légal, Me Ravi Bhookun, il est interrogé « under warning » dans l’affaire de la diffusion de propos attribués à sir Anerood, qui auraient été enregistrés à son insu en sa résidence de La Caverne.
Mahen Utchanah devrait être le troisième suspect provisoirement inculpé après le couple Ramnarain dans cette enquête pour le délit de diffamation criminelle contre le leader du MSM et son épouse, Kobita Jugnauth. Ce sont les dernières indications disponibles à la mi-journée alors que l’interrogatoire de l’ancien Campaign Manager de l’alliance PTr/MMM se poursuivait.
Mahen Utchanah devrait fournir des informations au sujet de l’enregistrement qui avait été diffusé lors d’un des derniers meetings PTr/MMM à Rivière-du-Rempart à 48 heures du scrutin du 10 décembre. En tant que responsable de la campagne, il pourra difficilement plaider l’ignorance au sujet des dessous et de la diffusion de cet enregistrement dans ce rassemblement politique particulier, d’où la possibilité de son inculpation provisoire pour le délit de « conspiracy ». Subséquemment, le leader du PTr et ancien Premier ministre intéresse également les enquêteurs du CCID. Il n’est pas exclu que vers la fin de cette année, ou au plus tard au début de 2015, que Navin Ramgoolam soit convoqué à l’Interrogation Room du QG du Central CID pour des explications sur cette bande sonore.