Une nouvelle fois, les résultats des Dental Registration Examinations ont été nettement en dessous des espérances du Dental Council. Sur 11 candidats qui ont pris part aux derniers examens le 30 avril dernier, seuls deux y ont réussi, alors que six n’étaient pas à leur première tentative à ces épreuves. Le Dr Surendra Kumar Abelak, président du Dental Council, ne cache pas sa déception, d’autant que le National Examinations Board of India qui prépare le questionnaire a tenu compte des propositions du DC pour des questions adaptées au contexte local. Par ailleurs, le DC a déjà soumis à la Santé ses propositions pour plusieurs amendements à la Dental Act pour tenir compte des nouvelles réalités de la profession.
Les derniers examens organisés par le Dental Council pour l’enregistrement des nouveaux dentistes ont eu lieu le 30 avril dernier, soit le même jour que les épreuves écrites pour l’enregistrement des médecins. Les résultats sont tombés durant la journée d’hier, soit une semaine après ceux concernant les jeunes médecins. Depuis l’introduction de cet examen en 2013, la seule fois où le Dental Council a enregistré une performance de plus de 20 % était lors des examens d’avril 2015 où 54 % des candidats avaient réussi (7 sur 13 candidats).
Plusieurs des candidats à ces derniers DRE n’étaient pas à leur première tentative et quelques-uns prenaient part pour la troisième et quatrième fois. Selon nos informations, un seul parmi ces onze candidats a eu sa formation à Maurice.
Cette fois, seules deux candidates ont pu passer cette épreuve et l’une des deux était à sa première participation. Pour réussir, le candidat doit obtenir au moins 50 % de 240 points. Ces deux aspirantes dentistes devraient maintenant passer un examen oral, l’ultime étape pour l’obtention du permis qui leur donne le droit d’exercer. Cette épreuve est organisée par le Board of Examinations du Dental Council composé des représentants de plusieurs secteurs de la Santé. Un seul représentant du board du DC, autre que son président, siège dans cette instance.
Les huit candidats qui ont échoué à ces examens d’enregistrement doivent les repasser au mois d’octobre prochain. Entre-temps, comme la Dental Council Act ne prévoit aucun encadrement pour ceux qui ne réussissent pas à cet examen, ces aspirants dentistes doivent retourner à leurs bouquins ou s’ils en ont les moyens, retourner vers l’université qui leur a octroyé leur diplôme de dentistes pour quelques mois de formation supplémentaire. « Comme la loi ne prévoit rien, nous n’avons rien à leur proposer », dit le président du DC. Ce dernier affirme que le Council réfléchit à cette « situation malheureuse » dans laquelle se retrouvent plusieurs aspirants dentistes à chaque édition du DRE. Cet organisme devrait peut-être à l’avenir, dit-il, faire des propositions pour un éventuel programme de formation afin d’encadrer les candidats qui pourraient ne pas réussir à leur première tentative. « Nous souhaitons que tout le monde puisse réussir au premier coup mais nous devrions quand même envisager un mode d’encadrement pour ceux qui échouent. Mais pour que nous puissions les encadrer il faut un amendement à la loi », explique le Dr Abelak.
Par ailleurs, le Dental Council, poursuit son président, se dit concerné par l’émergence des compagnies proposant des services dentaires. « Il n’y a pas de cadre légal pour le fonctionnement de ces compagnies. On relève que certaines de leurs pratiques sont à l’encontre de l’éthique professionnelle. Il faut mettre de l’ordre pour le bien de la profession et aussi dans l’intérêt du public », affirme le Dr Abelak. Ce dernier indique que les propositions d’amendements à la Dental Council Act, qui ont déjà été soumises au ministère de la Santé, concernent aussi les activités de ces compagnies dans les services dentaires.