L’affaire de registre de présence des élèves, qui provoque des relations conflictuelles depuis plusieurs mois entre le syndicat du personnel des collèges catholiques et le management de ces établissements, a conduit à la suspension cette semaine de trois enseignantes du Collège Lorette de Quatre-Bornes (LCQB). Ils ont suivi le mot d’ordre syndical de ne pas faire le “roll-call” à partir de janvier de cette année, car cette tâche ne figure pas dans le “scheme of duties” des Educators recommandé par le PRB. Or, selon nos informations, la direction du LCQB a déjà informé la PSSA de la suspension de trois de ses employés et a même demandé la mise sur pied d’un comité disciplinaire pour entendre cette affaire.

Alors que certains enseignants et élèves au sein du Collège de Lorette de Quatre-Bornes affirment que ces « trois cas de suspension » créeraient beaucoup de remous et renforceraient un « malaise » qui prévaudrait depuis quelque temps au sein de l’établissement, d’autres disent « que tout est calme, c’est du business as usual ».
Selon nos informations, le management du Collège Lorette de Quatre-Bornes a informé officiellement la semaine dernière la Private Secondary Education Authority de ces trois cas de suspension et a demandé à cet organisme de mettre un pied un comité disciplinaire pour entendre cette affaire. Ces suspensions, selon la PSEA, feraient suite au refus de ces trois employés de faire le registre de présence des élèves. « On entame les procédures pour la mise sur pied du board disciplinaire et comme le prévoit la loi c’est le ministère de l’Éducation qui nomme les membres de ce comité », indique un officier de cet organisme.
Soulignons que la Secondary and Preparatory School Teachers and Other Staff Union (SPSTSU) avait référé le contentieux qui l’oppose aux managers des collèges catholiques au Committee for Conciliation du ministère du Travail. Selon nos informations, cette instance a déjà écouté les parties concernées au cours du mois dernier mais n’aurait pas fait connaître sa décision.

Des officiers de la PSEA soutiennent que le roll call « a toujours fait partie du travail de l’enseignant », ajoutant que cette tâche « figure dans des règlements », en citant un rapport du Pay Research Bureau et des circulaires de la PSEA. « Nous sommes étonnés de la démarche syndicale ». Dans les autres collèges catholiques, des recteurs affirment que « les enseignants en général font le registre comme à l’accoutumée ». « Nous n’avons aucun problème », disent quelques-uns d’entre eux.

Les autorités de l’éducation se trouveraient-elles dans un dilemme face à cette position de la SPSTSU ? « Pas du tout. Le registre n’est pas un issue. Dans la quasi-totalité des écoles privés et d’État, il n’y a pas de problème avec le registre », répond au Mauricien un cadre du ministère.

Nous avons essayé en vain aujourd’hui de joindre les responsables de la SPSTSU pour une réaction sur ces trois cas de suspension.