Le président de la Government Hindi Teachers Union a adressé une lettre au vice-Premier ministre et ministre des Finances Xavier-Luc Duval pour faire part de quelques réflexions sur le Summer School Programme annoncé dans le Budget 2012. Suttyhudeo Tengur estime que certaines zones d’ombre planent sur ce projet.
« D’abord, la date exécutoire n’est pas bien définie. Quand le ministre des Finances a indiqué que sa réalisation est pour 2012, il n’y a pas de période précise. Alors que pour les autres projets annoncés dans son discours, il y a un time frame », écrit Suttyhudeo Tengur dans la lettre.
Le Summer School Programme concerne toutes les écoles où le taux d’échec au Certificate of Primary Education (CPE) est de 50 %. Ces élèves seront pris en charge trois fois par semaine pour apprendre à lire, écrire et compter. Ils bénéficieront également d’un repas chaud.
« Le projet tel que présenté par le ministre des Finances crée la perception que ces classes d’été visent uniquement les recalés du CPE. Mais comme le ministre a souligné l’importance de combler le fossé entre les très performants et les moins performants afin de faciliter l’inclusion sociale, ces classes d’été devraient être étendues aux classes inférieures afin que les late developers ou les late performers soient mieux armés pour affronter les examens du CPE pour un taux d’échec relativement moins élevé », explique le président de la Government Hindi Teachers Union (GHTU).
Suttyhudeo Tengur est ainsi d’avis que les partenaires du projet devraient venir de l’avant avec un “Blue Print”, où seront définis leurs rôles, le curriculum, le coût financier et le modus operandi de ce nouveau mode d’éducation. « Nous estimons qu’un débat avec les différents partenaires d’éducation autour de ce Blue Print serait profitable à tous », poursuit-il.
Sur la question d’un repas chaud pour les enfants, le président de la GHTU affirme qu’on devrait aussi veiller à ce que les normes d’hygiène alimentaire soient respectées.