Suite à une erreur d’interprétation de la part des techniciens du Bureau de l’éducation catholique (BEC) du rapport Manraj pour le PRB 2013 — découverte après 3 ans — concernant le salaire de certains enseignants des écoles catholiques (cycle primaire), un groupe d’environ 60 personnes a été informé cette semaine de devoir rembourser en moyenne quelque Rs 1 000 à Rs 1 500 mensuellement sur leurs salaires. S’ils concèdent l’erreur, ces enseignants indiquent cependant que le montant réclamé est au-dessus de leurs moyens en raison de leurs engagements familiaux et personnels. Outre ce remboursement mensuel, certains verront leurs salaires réduits d’une moyenne de Rs 2000, équivalent au total à une déduction d’environ Rs 3 500 chaque mois.
Ces enseignants, à l’initiative de leur syndicat, qui se sont rencontrés hier à l’école St Enfant Jésus pour décider de la marche à suivre, réclament pour le moment un gel de cette décision. Ils comptent envoyer une lettre au BEC pour des éclaircissements et souhaitent que celui-ci tienne compte de leur situation en traitant cette erreur, qui ne relève en aucun cas de leur faute, rappellent-ils.
“Avec un loan à rembourser, les dépenses pour les enfants, le budget familial, le loyer à payer pour certains, l’eau, l’électricité, le téléphone, une déduction de Rs 3500 de nos salaire n’est vraiment pas possible s”, expliquent ces enseignants contraints de rembourser à partir de la fin de juin le overpayment qu’ils ont perçu pendant trois ans des autorités. Ils ont été informés de la chose cette semaine via d’abord un appel, puis une lettre du BEC : “We regret to inform you that there has been an overpayment in your monthly basic salary, end-of-month bonus, refund of sick leave and refund of causal leave, since 01 january 2013.”.
Erreur, selon le BEC, due à une mauvaise interprétation de la table de conversion des salaires relatifs au PRB de 2013 par certains officiers en charge et sur laquelle le ministère de l’Éducation a attiré son attention. “It has been noted that following the EOCA Report 2013, the salary conversion for Teacher/Senior Teachers was made in accordance with a special conversion table which in fact concerned only Educators (Primary) appointed in 2008 and who have already been awarded their Teacher’s Diploma. The salary conversion should have been made in accordance with the master conversion”, explique le BEC, indiquant que dès lors il y aura un ajustement des salaires pour ces enseignants overpaid. En fonction du remboursement qui doit être fait pour les sommes versées en trop sur les salaires, un montant entre Rs 1000 et Rs 1500, selon les cas, sera déduit mensuellement.
Ce que comprennent les enseignants, quoi que souhaitant obtenir des éclaircissements quant aux sommes exigées pour les remboursements. C’est d’ailleurs l’un des points discutés lors de la réunion qui a eu lieu hier avec le syndicat à l’école St-Enfant Jésus à Rose-Hill. Toutefois, disent-ils, “nous ne pouvons pas laisser déduire d’aussi fortes sommes de nos salaires. Nous avons des responsabilités familiales et l’erreur ne vient pas de nous”. D’où la décision arrêtée hier pour que le syndicat entame une négociation avec le BEC. Dans cette optique, une lettre sera envoyée cette semaine au BEC afin de faire part aux autorités de la demande des enseignants pour un gel de cette décision, le temps de trouver un compromis. Ces enseignants espèrent que le BEC sera indulgent quant aux situations personnelles.
Le BEC indique par ailleurs que cette situation concerne également des enseignants des écoles primaires du gouvernement. “Il s’agit de voir les modalités du remboursement car il s’agit de l’argent public, donc des contribuables”, explique la directrice Gilberte Chung. Elle soutient que le BEC a fait une proposition de remboursement aux enseignants concernés. “Certains sont déjà d’accord avec le mode de remboursement mensuel et graduel qui leur a été proposé. Pour ceux qui ont des difficultés, nous sommes là pour les aider à trouver une solution.”
Indiquant que certains de ces enseignants ont déjà pris rendez-vous, elle affirme que “dans le dialogue et la consultation avec nos enseignants et le syndicat, nous essaierons de résoudre les problèmes au cas par cas.”