Lors de la conférence des ministres de l’Éducation de l’Union africaine (COMEDAF II), le sommet des chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine a qualifié les années 2006-2015 comme la deuxième décennie de l’éducation pour l’Afrique. Ainsi depuis mercredi, les représentants de divers pays africains travaillent sur l’élaboration d’une nouvelle ligne d’actions en matière de la promotion de l’enseignement supérieur pour les années restantes de la décennie. Sept domaines d’actions, dont l’enseignement supérieur, l’enseignement technique et professionnel, la formation, l’éducation dans des situations difficiles, ont été identifiés.
En janvier 2006, le Sommet des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine a décrété 2006 à 2015 comme la deuxième Décennie de l’Éducation pour l’Afrique. Ceci après que la décennie originale de l’éducation pour l’Afrique (1997-2006) touchait à sa fin avant que ses objectifs n’aient été atteints. La COMEDAF a réalisé une évaluation de la décennie de l’éducation et confirmé la nécessité d’un deuxième effort collectif vers l’élévation du niveau de la qualité de l’éducation en Afrique. Sept domaines d’actions, en l’occurrence le genre, la culture, les systèmes d’éducation informatique, le développement des enseignants, l’enseignement supérieur, l’éducation dans des situations difficiles et les programmes et les matériels didactiques et pédagogiques, ont été identifiés. Une évaluation de la première décennie a démontré que malgré beaucoup d’efforts, les objectifs de la décennie n’ont pas été atteints. Le rapport évoque les faiblesses dans les mécanismes de responsabilisation et de rapports. Le rapport cite également le manque de discussions. La deuxième décennie devait ainsi apporter un changement, d’où la rencontre des représentants de l’Union africaine depuis mercredi à l’Hôtel La Plantation à Balaclava.
Cette réunion de validation a pour but de faire un synopsis des mesures prises aux niveaux continental, régional et de définir une nouvelle ligne d’actions pour les années restantes de la décennie. Lors des sessions de travail, les participants ont eu à déterminer, entre autres, dans quelle mesure les objectifs de la Décennie et les activités ont été intégrées dans les plans d’action régionaux et nationaux d’éducation, comment les objectifs de la Décennie ont été ancrés dans les activités au sein des Communautés économiques régionales, dans quelle mesure les activités ont été examinées afin de répondre aux besoins changeants, la disponibilité des rapports d’activités à tous les niveaux : national, sous-régional, régional, quelles sont les ressources supplémentaires qui ont été mobilisées en réponse à l’initiative de l’UA et si elles ont été judicieusement utilisées. Après des discussions et des concertations, un rapport sur les nouvelles stratégies à adopter a été soumis après cette rencontre qui a pris fin hier. Par la suite, le congrès travaillera à l’adoption des résolutions en vue d’assurer « no more decades of education for Africa ».
Présent lors de l’ouverture de cette conférence mercredi, le ministre de l’éducation tertiaire Rajesh Jeetah s’est attardé sur le développement dans l’enseignement supérieur durant la dernière décennie. « From only one institution at the time of its independence in 1968, the country today counts a range of institutions, namely public, private, regional and overseas providers, each with its own specifications », a-t-il déclaré. Le ministre a également mis l’accent sur les développements infrastructurels qui sont en cours et le projet d’attirer 100 000 étudiants étrangers d’ici à 2020.