La non-reconnaissance par le Medical Council des diplômes en médecine des étudiants inscrits au DY Patil Medical College et à l’Anna Medical College de Flacq continue à susciter des vagues. Le fait inéluctable demeure que les médecins spécialistes fraîchement émoulus ne seront pas enregistrés officiellement par le Medical Council et ne pourront pas exercer dans le circuit médical à Maurice et à l’étranger. Entre-temps, le bras de fer est engagé entre les différentes institutions, soit l’University of Technology, Mauritius, le Medical Council et la Tertiary Education Commission.
Les étudiants inscrits dans ces deux facultés et qui viennent de réussir leurs examens de spécialisation sont inquiets devant l’absence de réactions des autorités suite à la décision du Medical Council transmise à la Tertiary Education Commission. Le dernier épisode en date dans ce scandale, qui remet en cause le projet d’Education Hub à Maurice, voit l’intervention de l’ancien directeur général de l’University of Technology, Mauritius, Dharam Fokeer. Dans un e-mail, commentant la décision du Medical Council, il s’en prend de manière virulente aux membres du Board de l’Ordre des Médecins. « The recent report of the Mauritius Medical Council […] is indeed to my mind made out of sheer bad faith and may be malicious as well ».
Dharam Fokeer a recours à ses réflexes d’ancien politicien en parlant de fuite et en accusant le Medical Council d’être à l’origine de la publication pertinente de ces informations dans les colonnes du Mauricien jeudi dernier. Toutefois, l’ancien directeur général de l’UTM concède que l’enjeu est de taille dans la conjoncture et surtout pour l’avenir des étudiants en médecine inscrits dans les instituts d’enseignement supérieur.
« The plight of the hundreds of students, the two medical colleges affiliated to UTM, and above all the country which is aspiring to become a Knowledge Hub has been made very bleak », s’appesantit Dharam Fokeer, qui tire à boulets rouges sur le Medical Council. « The Medical Council is treading on illegal path. I have no words to qualify such nonsense and coming from these professionals whose shoulders are bearing heavy responsibilities. They should have known that UTM is authorized but its Act at clause 14 (e) together with clause 7 (1) of the schedule to the Act to set up schools that it thinks fit », fait-il ressortir pour justifier la démarche de l’UTM pour agir en tant qu’Awarding Body du DY Patil Medical College et de l’Anna Medical College.
L’ancien directeur général de l’UTM retrace les procédures adoptées dans le temps, notamment la mise sur pied d’un Medical Advisory Council, comprenant des spécialistes du domaine médical pour le vetting du MBBS Programme. Il ajoute que quand il était à la tête d’UTM, il avait des séances de travail régulières avec le doyen et les représentants du DY Patil Medical College : 16 en 2009, 18 en 2010, 13 en 2011, 10 en 2012 et 18 en 2013. Il affirme avoir fourni ces détails au Fact Finding Committee, institué par la TEC et présidé par l’ancien chef juge Arriranga Pillay.
L’ancien patron de l’UTM dresse un parallèle avec l’Université de Maurice en soulignant que « it is good to draw the attention of the Medical Council that the University of Mauritius has as affiliate the SSR Medical College without a faculty of medicine. It is only recently that the University of Mauritius has instituted that faculty. Has the Medical Council ever bothered the University of Mauritius about it ? Has it deprived them of being listed with the Medical Council ? It should be forced down their throat that it has established its School of Health Science as per its Act since affiliation of those medical colleges ».
S’interrogeant sur la réaction tardive du Medical Council en rejetant la reconnaissance à l’University of Technology, Mauritius, Dharam Fokeer rappelle que des représentants du Medical Council ont siégé sur l’International Monitoring Committee de la TEC pour des précédents exercices d’évaluation. Il ajoute ne pas comprendre la volte-face du Medical Council car en février la décision de cette dernière instance était en faveur de la reconnaissance.
« It is a clear sign of a high degree of incompetency. Last but not least, it is the TEC which is the regulatory body and not the Medical Council. It has been crossing its limits », conclut l’ancien directeur général de l’University of Technology, Mauritius.