Le campus universitaire intégré de Flic-en-Flac, se déclinant sur 50 arpents et s’inscrivant dans le cadre de l’ambitieux projets de Medine Education Village, s’est assuré de la présence de huit enseignes françaises de réputation. Ces institutions d’enseignement supérieur viendront se greffer au noyau déjà opérationnel et comprenant l’Institut Vatel, l’ESCP et Supinfo. Le calendrier établi lors des séances de travail en début de semaine avec les représentants de ces universités françaises de passage à Maurice indique que le démarrage devra s’échelonner entre septembre 2015 et septembre 2016 sous le projet d’International Campus for Sustainable and Innovative Africa.
Du côté des promoteurs de ce projet, en l’occurrence le groupe Médine, l’on se félicite de ce breakthrough après le coup d’envoi de 2014 avec le campus de Piefferonds. René Leclézio, président du conseil d’administration de Médine, soutient que « c’est une ville moderne que nous allons bâtir, un campus international pour l’innovation et le développement durable ».
Pour sa part, Thierry Sauzier, directeur général adjoint de Médine, ne cache pas sa satisfaction devant la gamme de stakeholders qui seront présents sur ce nouveau campus à l’Ouest. « La qualité des opérateurs combinée aux besoins du continent africain et aux avantages que Maurice peut offrir en matière de stabilité et de qualité de vie, le tout à l’intérieur d’un campus intégré, nous font penser que ce projet sera bénéfique à Maurice et à l’Afrique », fait-il comprendre.
Les dernières formalités devront être complétées lors de la prochaine réunion du conseil de direction de la Tertiary Education Commission (TEC), mardi prochain, pour l’accréditation de l’Université Panthéon-Assas et l’École centrale de Nantes. En début de semaine, les représentants des universités françaises, soit l’École centrale Nantes, l’ESSEC, l’Institut Supérieur d’Interprétation et de Traduction, l’Université Paris-Descartes ou encore Ferrandi et leurs partenaires mauriciens, ont procédé à la signature d’une série de Memoranda of Understanding (MoU).
L’objectif déclaré du projet International Campus for Sustainable and Innovative Africa consiste à accueillir les huit institutions suivantes pour former une population estudiantine de deux-tiers à trois-quarts d’étudiants venant d’Afrique et le reste de Mauriciens et le tout en vue de former de futurs leaders afrucains. Le calendrier arrêté est le suivant :
 —  l’Université Panthéon-Assas (Paris II) à partir de septembre prochain avec un Bachelor in Law (LLB) d’une durée de trois ans et un Master in Law (LLM) d’une année en un avec un potentiel d’effectifs à terme de 600 (LLB) et 60 étudiants pour le LLM ;
 —  l’École Centrale de Nantes à partir de septembre 2015 en proposant un Bachelor in Engineering (quatre ans) et à partir de septembre 2020 différents Master in Engineering (deux ans), dont 300 étudiants en Bachelor et 200 en Master ;
 — l’ESSEC à partir de septembre 2016, dont les deux premières années du Global BBA (100 étudiants), un programme de Master en ingénierie financière et régulation bancaire (un an, 30 étudiants), et un programme en Management Public (30 à 50 étudiants) ;
 —  l’Université Paris-Descartes (Paris V) avec la faculté de pharmacie à partir de septembre 2016, dont un programme de Bachelor in Pharmaceutical Sciences (quatre ans, 240 étudiants), un programme de Master en qualité des médicaments (deux ans, 60 étudiants) et à partir de septembre 2020 d’autres programmes de Master en pharmacie ;
 —  l’Université Paris-Descartes (Paris V), Faculté de Médecine, à partir de septembre 2016 avec trois programmes successifs de formation de soignants : après une première année commune à tous (100 puis 150 étudiants), les étudiants sont répartis en Institut de Formation aux Soins Infirmiers (120 étudiants à terme, en deux ans après la première année), École de Sages-Femmes (90 étudiants à terme, en trois ans après la première année), et Faculté de Médecine (150 étudiants à terme, en cinq années après la première année, suivies de 3 années de formation hospitalière) ;
 —  l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes à partir de septembre 2016 avec un Bachelor en architecture (240 étudiants en quatre ans), puis à partir de 2020 un Master en architecture, villes et territoires durables (60 étudiants en deux ans) ;
 —  l’Institut Supérieur d’Interprétation et de Traduction à partir de 2016 avec un programme de Master d’interprétariat international franco-anglais (12 étudiants en un an), et un Mastère spécialisé China Africa Intercultural Business Development, destiné à améliorer la capacité de cadres à travailler à l’interface entre Chine et Afrique (40 étudiants) ;
 — l’École de Gastronomie Ferrandi, pour développer un Bachelor en gastronomie à partir de septembre 2016 (trois ans, 180 étudiants), ainsi que des enseignements de formation continue.
 — Six principes distinctifs, soit la professionnalisation, l’excellence, la pluridisciplinarité, le bilinguisme, l’ambition de servir, l’innovation et le développement durable.
Au chapitre de l’employabilité, les représentants des universités françaises et ceux de Médine misent sur un mélange d’innovation et de développement en Afrique pour l’Afrique. Ils font ressortir que Maurice devrait servir l’Afrique et la région avec Médine proposant vingt bourses par an aux élèves qui brillent et qui sont issus de quartiers défavorisés.