A peine le problème des 55 étudiants du Népal, inscrits au Dimension International Education Group (Mauritius) Ltd. de Pamplemousses réglé, un autre problème impliquant des étudiants de ce même pays a surgi. En effet, ces étudiants népalais se retrouvent depuis la fin de cette semaine sous le coup d’une expulsion réclamée par la direction de leur institut, la Spherinity Ltd., opérant à Centre-de-Flacq et reconnue officiellement par la Tertiary Education Commission (TEC). Entre-temps, aucune indication officielle n’a transpiré des délibérations du conseil d’administration de la TEC sur le dossier de l’Eastern Institute of Integrated Learning in Management University (Mauritius Branch Campus).
Les recoupements d’informations effectués par Le Mauricien auprès des travailleurs sociaux de la région de Centre-de-Flacq s’occupant de ce groupe d’étudiants népalais indiquent que la situation à la Spherinity Ltd s’est détériorée récemment. Les étudiants népalais avaient débarqué à Maurice il y a quatre mois de cela dans l’espoir de suivre des cours universitaires en Hospitality Management aux termes du prospectus et des contrats dument signés contre paiement.
Mais à leur arrivée à Maurice, ils ont vite déchanté car il n’y eut point de cours en Hospitality Management à la Spherinity Ltd. A la place, ils furent forcés à entreprendre des études en Information Technology dans l’espoir de pouvoir se rattraper. Mais au fil des mois, ces étudiants se sont rendus compte qu’ils ont été bernés par la direction de cet institut. Leurs différentes demandes d’explications auprès de la direction étaient restées lettre morte.
En dernier recours, ces Népalais ont organisé une manifestation pour faire état de leurs doléances. En guise de réponse, la direction a institué un comité disciplinaire contre les étudiants, qui ont été trouvés coupables de mauvaise conduite. La sanction arrêtée est qu’ils ont été renvoyés de la Spherinity Ltd avec leurs noms communiqués au Passport and Immigration Office en vue de leur prochaine expulsion de Maurice.
Les étudiants népalais ne comptent nullement baisser les bras et ont pris contact avec des conseils légaux en vue de déterminer la marche à suivre et d’assurer leurs arrières. Ils ont pris la décision de se rendre ce matin au QG du Central CID en vue de consigner une déposition pour escroquerie alléguée contre la direction de Spherinity Ltd.
Comme leurs compatriotes de la Direction International Education Group (Mauritius) Ltd, qui se sont retrouvés quasiment dans la même situation, ils réclament le remboursement de leurs frais d’études car la direction du collège n’a pas respecté les termes du contrat. Après une protestation échelonnée sur au moins un mois, ces étudiants ont obtenu satisfaction au cours de la semaine écoulée.
Entre-temps, le problème d’EIILM University (Mauritius Branch Campus) demeure entier. La réunion du conseil d’administration de la TEC d’hier, qui a évoqué ce dossier, n’a pas encore communiqué publiquement les solutions envisagées pour cette sortie de crise à la satisfaction des étudiants inscrits au campus d’Ebène. La TEC maintient sa politique de silence total.
La direction d’EIILM University (Mauritius Branch Campus) a organisé une rencontre avec les étudiants pour les rassurer contre les risques de fermeture au terme de l’injonction de l’University Grants Commission de l’Inde. Les membres du Jeetah Trust ont retenu les services de Me Rama Valayden pour engager des procédures légales si besoin est dans la conjoncture.