Alors que le délai de quinze jours imparti au Fact Finding Committee (FFC) sur la DY Patil Medical College Saga pour soumettre son rapport au board de la Tertiary Education Commission sera bientôt écoulé, cet exercice risque de se retrouver à la case départ. En effet, dès son retour au pays en début de semaine, le président désigné du Fact Finding Committee, l’ancien juge et président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, Dhiraj Seetulsingh, devra confirmer sa démission. De son côté, la mission de la Quality Assurance Agency for Higher Education de Grande-Bretagne, sollicitée par le gouvernement pour un audit général de l’enseignement supérieur à Maurice, devra arriver vers la fin de ce mois.
La nouvelle de la démission de l’ancien juge Seetulsingh de la présidence du Fact Finding Committee sur le DY Patil Medical College, circulant dans certains milieux bien informés depuis la mi-semaine, se confirme. La raison de cette décision est que le principal concerné, qui avait présidé une première séance de travail dès la constitution de ce comité d’enquête, s’est rendu compte d’une possibilité de conflits d’intérêt de sa part à ce niveau.
L’ancien juge Seetulsingh, qui est actuellement en mission en Europe, devra rencontrer les membres du board de la TEC dès son retour lundi en vue de les informer de sa décision. Un autre membre du Fact Finding Committee, le Dr Abdool, ancien Acting Director des Health Services, pourrait être appelé à revoir sa présence sur cette instance pour les mêmes raisons. En tant que directeur des services de la Santé, il aurait pu être concerné par le dossier du DY Patil Medical College. Mais aucune indication officielle n’a été confirmée à ce sujet.
Devant ces développements, le board de la TEC sera appelé à revoir la composition du Fact Finding Committee de la TEC sur cette faculté de médecine, dont le directeur est Raj Bappoo, époux de la ministre de la Sécurité sociale. En fin de semaine, à la TEC, l’on faisait comprendre n’être en présence d’aucune communication officielle que ce soit de l’ancien juge Seetulsingh ou du Dr Abdool alors que le troisième membre est Guy Wong So, ancien directeur du Bureau du Plan et du Développement Économique.
En ce qui concerne la mission confiée à la Quality Assurance Agency for Higher Education de Grande-Bretagne, elle devra démarrer vers la fin de ce mois au plus tôt. Les attributions de l’audit réclamé de cette agence britannique, spécialisée dans l’évaluation de l’enseignement supérieur, sont actuellement mises au point à l’hôtel du gouvernement.
L’initiative de nommer cette agence pour cet exercice d’audit général, dans le sillage du scandale DY Patil Medical College, avait été prise par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et avalisée par le conseil des ministres. Le gouvernement s’est appesanti sur l’importance d’une évaluation indépendante de ce secteur, un des piliers du Knowledge Hub en devenir.
En parallèle, la TEC s’est réveillée avec une série de descentes des lieux dans la soixantaine d’instituts enregistrés. Dans un premier temps, les facultés de médecine et de dentisterie, dont la Mauras School of Dentistry, ont été ciblées. « Nous ne nous contenterons pas seulement des écoles de médecine. Avec les autorités compétentes concernées, comme le Council of Registered Engineers ou les corps dans les domaines comme la comptabilité et l’administration, nous allons procéder à des évaluations des programmes d’études ou encore de l’infrastructure de ces instituts », souligne-t-on du côté de la TEC, qui veut éviter une répétition du scandale du DY Patil Medical College.
Pour ce qui est du cas de l’Amity Institute of Higher Education (AIHE), la TEC, par le biais d’un communiqué, confirme l’information publiée dans l’édition du Mauricien de samedi dernier. « The present registration of AIHE has lapsed and it is actually under consideration by the Commission as stipulated on the TEC website as, Registration expired on 17 February 2014. Extension of Registration under consideration », note le communiqué, qui ajoute que la TEC n’a pas ordonné le gel du recrutement des étudiants.
D’aucuns affirment que si la TEC confirme que l’enregistrement de l’Amity Institute of Higher Education a bel et bien « lapsed » depuis un mois déjà, comment cette même institution peut s’engager à des recrutements d’étudiants pour des programmes d’études supérieures non-accrédités jusqu’ici. La TEC avance que suite à un exercice de Quality Assurance mené au sein de l’AMITY « the final decision regarding registration shall be taken in due course ».