Le secteur de l’enseignement supérieur a connu cette année des remous avec l’Université de Maurice sous les feux des projecteurs. Le départ de l’ex-vice-chancelier, le Pr Konrad Morgan, la gestion chaotique de l’UoM, les problèmes à la Tertiary Education Commission, la crédibilité de certaines institutions privées laissent un bilan assez mitigé. Si tout au long de l’année le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Rajesh Jeetah, n’a cessé de marteler que faire de Maurice une destination d’études supérieures de renom international était l’une de ses priorités, ce rêve est loin de se concrétiser.
La volonté politique de faire de Maurice un pôle d’excellence en matière d’études supérieures contraste avec les récentes secousses que connaît depuis quelque temps le tertiaire. Vieille de plus de quarante ans, l’Université de Maurice, l’institution d’études supérieures la plus importante du pays, a été durant cette année au centre de plusieurs polémiques remettant souvent en question sa crédibilité tant sur le scène locale qu’internationale. Elle souffre d’un déficit d’image, malgré l’excellente réputation de certaines facultés. Le départ du Pr Konrad Morgan, laissant derrière lui un plan de restructuration tant attendu mais qui n’a jusqu’ici pas été mis en exécution, a été la plus grande déception de tout le campus. Depuis des années, la lutte pour que les pouvoirs cessent d’être centralisés au sein de l’administration de l’institution reste vaine. Peu après le départ du Pr Morgan, la question de nommer un Mauricien à la tête de l’UoM a suscité des débats au point que celui dont la candidature avait été retenue, le Pr Neil Garrod, a préféré ne pas se lancer dans l’aventure mauricienne et laisser la place au deuxième meilleur candidat, le Pr Harry Rughooputh.