Accusé d’avoir comploté avec son cousin pour voler le sac d’une vieille dame à Beau-Bassin, Jean François Momus a vu la charge qui pesait sur lui rayée, la magistrate Wendy Rangan trouvant qu’il n’y avait pas assez de preuves.
Jean François Momus, accusé de complot, en violation de l’article 109 (1) du code criminel, avait plaidé non-coupable. Le 28 août 2010, le long de la Route royale, à Beau-Bassin, la victime, qui marchait près de l’église St Thomas vers 5 heures du matin, a été victime d’un vol à l’arraché. Le voleur avait emporté son sac à main, qui contenait des documents, une carte bancaire et de l’argent, entre autres. Selon la victime, un autre homme se trouvait de l’autre côté du chemin lorsqu’elle s’est fait braquer. Elle avait rapporté le vol au poste de police de Beau-Bassin, et lors d’une patrouille, la police a pu intercepter l’accusé, qui a été identifié par la femme comme étant celui qui accompagnait le voleur. Lors d’un exercice d’identification à la CID de Beau-Bassin, elle devait identifier les deux hommes impliqués dans ce vol.
Le cousin de l’accusé avait admis avoir commis le vol à l’arraché. Il a déclaré qu’ils sortaient d’une discothèque avec son cousin quand ils ont aperçu une femme âgée, marchant le long de la route Royale. Selon lui, c’est son cousin qui lui avait donné l’idée d’aller braquer la vieille femme. Momus, pour sa part, a admis qu’il était bien avec son cousin ce jour-là. À un moment donné, dit-il, son cousin s’est approché de la femme pour lui arracher son sac. Momus lui aurait intimé d’arrêter, mais son cousin avait déjà pris la fuite alors que lui, il continuait à marcher le long de la route. L’accusé devait insister qu’il n’avait à aucun moment comploté avec son cousin pour voler le sac de la victime.
Dans l’énoncé de son jugement, la magistrate Rangan a tranché en faveur de l’accusé, en trouvant notamment que son cousin avait admis avoir été l’auteur du vol et qu’il était possible qu’il ait une dent contre Momus, qui l’avait dénoncé après avoir été interpellé par la police. La magistrate a ainsi décidé d’abandonner la charge portée contre Jean François Momus.