Enterprise Mauritius, agence officielle s’occupant de la promotion des exportations, se réjouit du vote du Congrès américain la semaine dernière en faveur du renouvellement pour une période de trois ans de la dérogation du 3rd Country Fabric sous l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). La décision du Congrès est également saluée dans les milieux américains, dont par le United States Trade Representative (USTR), Ron Kirk.
Enterprise Mauritius déclare sur son site web que les exportateurs mauriciens de produits textiles et d’habillement aussi bien que ceux des pays africains admissibles doivent se sentir soulagés maintenant que les avantages prévus sous l’AGOA, qui devaient expirer le 30 septembre, ont été renouvelés pour une période de trois ans. « Avec cette extension des dispositions du 3rd Country Fabric, les exportateurs mauriciens pourront continuer à expédier des produits d’habillement hors taxe même si les matières premières proviennent d’un pays tiers comme la Chine, l’Inde, la Corée du Sud. Enterprise Mauritius salue ce développement qui ouvre la voie à des échanges commerciaux accrus avec les États-Unis. Toute l’équipe d’Enterprise Maurice travaillera de concert avec les exportateurs en vue de renforcer les campagnes de marketing aux États-Unis », souligne l’agence.
L’ambassade des États-Unis à Maurice met également l’accent sur l’importance de l’AGOA comme pilier de la politique américaine en faveur de l’Afrique subsaharienne. Commentant le vote du Congrès, Troy Fitrell, chargé d’affaires à l’ambassade américaine, déclare : « We are so pleased this is done. It represents the hard work of many people-including our friends at MEXA and indicates the depth and breadth of US engagement in Africa. AGOA is a primary pillar of the new Africa policy that president Obama and Secretary Clinton recently unveiled. »
Le USTR Ron Kirk soutient pour sa part que le vote unanime – et par le Sénat et par la Chambre des représentants – du texte de loi concernant les amendements à l’AGOA et l’accord de commerce préférentiel avec l’Amérique centrale et la République dominicaine (CAFTA-DR) est de très bon augure. « This is great news for thousands of workers and businesses in the United States, Africa and Latin America. This victory today proves that when jobs are on the line, we can come together in a bipartisan fashion to do what is right for our workers and businesses », a déclaré Ron Kirk. Pour lui, le vote du Congrès « means protection for not only the 2,000 Americans whose jobs depend on this legislation, but also for thousands of African workers ».
Le président du Ways and Means Committee de la Chambre des représentants, Dave Camp, a estimé que « this important legislation will strengthen U.S. global competitiveness and trade leadership. Today’s vote to extend certain AGOA provisions and add South Sudan as an eligible beneficiary demonstrates the bipartisan dedication of this Congress to sub-Saharan Africa and reaffirms the success of the AGOA program. The technical corrections to CAFTA-DR encourage deeper integration within the region, promote U.S. exports, and support U.S. jobs. These two provisions will strengthen our ties with U.S. trading partners in Africa and the Western Hemisphere and support U.S. jobs and the U.S. economy ».
Les sénateurs democrate et républicain, Chris Coons et Johnny Isakson respectivement, qui occupent des fonctions de haute responsabilité à la commission sénatoriale sur les affaires étrangères, ont aussi salué l’adoption du texte de loi par le Sénat américain. « One of the best things we can do to strengthen America’s long-term economic security is to invest in the fastest-growing economies in the world the majority of which are in sub-Saharan Africa », a fait ressortir le sénateur Coons. Et d’ajouter : « AGOA and its 3rd Country Fabric Provision are helping to build a strong middle class in Africa, lessening dependency on U.S. foreign aid, and opening important new markets to American companies. »
Pour le sénateur Isakson, l’AGOA continue de développer le marché de consommateurs pour les entreprises américaines. Et ce, en soutenant le développement d’une classe moyenne en Afrique. De plus, l’AGOA aide au renforcement des relations entre les peuples américain et africain, notamment en contribuant à la consolidation des institutions démocratiques en Afrique et à la promotion de la liberté économique.