Avec huit victoires à son actif pour une première saison en tant qu’entraîneur, Chandradutt (Preetam) Daby estime que son entraînement s’est plutôt bien tiré d’affaire. Certes, il dira néanmoins qu’avec un peu de chance quelques-unes de ses 2es places auraient pu se transformer en victoires.
En parlant des premiers accessits, il a surtout en tête « Answeringenesis, Emaar et aussi Ocean Drive South. » En effet, Emaar a occupé la deuxième place en pas moins de cinq occasions, alors qu’Ocean Drive South, lui, aurait dû compter trois victoires et non deux. En ce qu’il s’agit d’Answeringenesis, il avance qu’un terrain mou a joué contre lui. Ainsi, avec un effectif de 18 unités, l’entraîneur compte procéder à l’acquisition de deux autres avant la fin de la saison. On remarque qu’avant la dernière journée, seul Ocean Drive South était parvenu à l’emporter.
« Ce n’est pas facile de démarrer avec une majorité de nouveaux. Vous devez compter avec l’élément chance. Il faut aussi compter avec les fixtures qui ne sont pas en notre faveur vu que notre effectif n’est pas bien équilibré. Certains sont arrivés tardivement, alors qu’avec d’autres, à l’instar de Final Cup, qui n’était pas dans un bon état à son arrivée, on a dû tout recommencer à zéro. À force de patience, il a pu débuter et réaliser une bonne course. Je suis même d’avis que si mon jockey Ioannis Poullis avait fait preuve de plus de jugement, la victoire aurait pu se dessiner au bout de la ligne droite finale. En voyant que Birds Eye View voulait aussi courir en tête, il aurait dû le reprendre. Au lieu de cela, Final Cup s’est montré ardent et n’a pas eu assez de jus pour bien terminer son parcours. »
Il faut néanmoins avancer que Final Cup, qui avait peu couru en Afrique du Sud, a démontré un certain potentiel et pourrait se montrer utile en cette fin de saison. « Ce qui est exact, mais je ne sais pas si le cheval sera toujours au sein de mon établissement. Il y a certains qui insistent pour débaucher quelques-uns de mes propriétaires. Il y a aussi eu le cas de Tanjiro peu avant sa course de samedi dernier. »
En parlant justement de Tanjiro, Chandradutt Daby a tenu à souligner qu’il n’était pas satisfait de la prestation de Ioannis Poullis. « Vous savez, Ioannis Poullis est un bon jockey, mais il se fait parfois avoir par les autres. Je dirai qu’il se montre trop crédule. Pour Tanjiro, je lui avais dit qu’il ne fallait pas impérativement courir à l’avant. Il n’aurait pas dû attaquer Netflix à 600m de l’arrivée. Je ne suis pas d’avis que c’est un cheval qui doit impérativement démarrer de loin. Ce qui a alors eu un effet contraire sur son accélération finale. » Il est à noter que Tanjiro était donné comme une bonne chance lors de la journée de samedi dernier. Il s’est toutefois retrouvé en dehors de l’argent.
Pride Rock a continué à décevoir alors qu’on s’attendait à le voir courir en progrès. Preetam Daby trouve que le cheval cherche toujours ses repères et devrait être plus compétitif la saison prochaine.
Dimanche, l’entraîneur n’avait qu’un seul engagé, Secret Idea, et, à l’issue de la deuxième épreuve, c’était la grande joie au sein de l’établissement. « On s’attendait à une victoire de sa part. Nous avons surtout de nouveaux propriétaires au sein de notre groupe et je suis content quand leurs investissements portent des fruits. Je voudrais attirer votre attention pour souligner que j’avais dit au jockey de ne pas s’inquiéter de sa position dans le parcours. Qu’il soit premier, second ou même dernier, mais attendre les 300m derniers mètres et donner trop coups de cravache sur son arrière-main pour le rééquilibrer et le lancer à fond par la suite. Cela a marché et je suis content. »
Ioannis Poullis part… pour revenir
Ioannis Poullis met le cap sur Dubaï samedi ou dimanche prochain pour préparer la nouvelle saison. De ce fait, il manquera à l’appel d’une journée (30e) pour être de retour le 18 octobre et monter le 21. Il sera aussi en selle lors de la journée de la Coupe d’Or avant de retourner à Dubaï le 29. À la question de savoir si Poullis sera engagé la saison prochaine, Preetam Daby n’a pas voulu s’avancer à ce sujet, car les frais entourant l’embauche d’une cravache étrangère sont énormes. « On verra en temps et lieu », dit-il.