Patrick Merven semble avoir trouvé l’oiseau rare en Imran Chisty, une connaissance des turfistes mauriciens, pour remplacer l’Australien James Winks. Le jockey indien a enlevé sa deuxième victoire en autant de journées pour le compte de son nouvel employeur grâce à Avail dans la troisième épreuve. Du coup, son entourage veut prolonger son séjour à Maurice.
S’il évoluait en freelance à Bangalore avant son arrivée, Imran Chisty a récemment signé un contrat qui le liera avec un entraîneur indien à partir de juillet, d’où l’annonce qu’il ne resterait que pour cinq journées à Maurice. Sauf que, depuis, la situation a évolué. « I don’t really know why, but I always loved this country. Now I feel even more like home as I have my in-laws here. For the moment, I am staying for five weeks, but the stable wants me to stay longer. I was riding as freelance in Bangalore recently, but just before coming to Mauritius, I signed a contract with a trainer. I need to speak to him. If it’s ok with him, maybe I can stay longer here. If not, I will have to go back to India », a déclaré Imran Chisty mardi matin lorsque nous l’avons rencontré à l’écurie.
Avec deux victoires en autant de journées, notre interlocuteur s’est dit satisfait de son parcours jusqu’ici, mais il considère que sa contribution n’est que minime dans ces succès. « My trainer already did the job and got the horses fit to win. I just needed to come and ride. I have ridden at the Champ de Mars before, and I knew that Patrick Merven was a good trainer and that he is a gentleman. He has good owners and a good team to work with. So you don’t need to worry when you work for such a stable. »
Après avoir démontré ses qualités dans la course à l’avant sur Seven League Boots une semaine plus tôt, Chisty s’est signalé à l’issue d’une sage course d’attente sur Avail, une victoire attendue dans son yard. « Avail was an expected win. We were only worried about the draw. But he jumped well, managed to get a good position and won well. He is a good horse and keeps giving. He should have another good run next time. »
La moisson aurait pû être meilleure si la selle de Chisty ne s’était pas déplacée sur Beluga. Malgré la position inconfortable dans laquelle il se trouvait à partir de la descente, le jockey indien garda son calme et tenta crânement sa chance jusqu’à l’entrée de la ligne droite où il n’eut d’autre choix que de baisser les bras. « The way he was travelling, he should have won the race. I was unlucky that my saddle slipped, but otherwise I am lucky that I didn’t come down on the horse », a lancé notre interlocuteur avec soulagement.
La surprise faillit venir de Varadiso, qui effectuait son baptême du feu sur notre hippodrome dans l’épreuve d’ouverture. Après avoir longtemps été aperçu dans le dos du futur gagnant, la nouvelle unité de Patrick Merven s’infiltra à la corde dans la ligne d’arrivée, tandis que le favori fut lancé au milieu de la piste. Il fit illusion à mi-ligne droite, mais ne put contenir le finish de Skip The Red. « Varadiso is a new horse and he was running against some good horses that had already run here. He ran a very good race for his debut. He should be a good horse for the future. »
Pour son retour après saignement, Down Under n’a pas été ridicule non plus dans la cinquième épreuve sur 1500m, n’échouant qu’à 1,80L du gagnant, bien qu’il eût fourni un effort pour se rapprocher du meneur dans la descente. « The pace was slow and he was getting too keen. I didn’t want to sit behind the horses to avoid their heels. I wanted him to have an easy run and finish the race because when you have a bleeder, you can’t put pressure. I just wanted him to enjoy the race and he ran a good race. »
S’agissant de Kruger Rand, notre interlocuteur trouve que le cheval devient vieux et qu’on ne pouvait s’attendre à plus de lui samedi dernier.