Rye Joorawon a été remercié par l’entraîneur Rameshwar Gujadhur à l’issue de la journée de samedi dernier. C’est Girish Goomany qui a été appelé pour assumer la suppléance.
La question est de savoir ce qui n’a pas marché entre les parties concernées pour que le contrat du jockey soit résilié quelques semaines après avoir été signé. Rien ne laissait présager qu’on se dirigeait vers un tel dénouement. Certes, Rye Joorawon n’avait pas ramené beaucoup de victoires, mais on ne peut vraiment pas dire qu’il était le fautif.
Subiraj Gujadhur reconnaît, lui-même, que Rye Joorawon ne peut porter le chapeau dans les défaites de Prince Lateral, Mr Bond ou encore de Declarator.
«Soit, on est battu par plus fort, soit on joue de la malchance. Prince Lateral est arrivé trop tard. Il a eu à changer de trajectoire en ligne droite et cela lui a été fatal. Au cas contraire, je crois qu’il aurait gagné. Mr Bond a trouvé plus fort sur sa route, même si j’estime que les conditions n’ont pas été vraiment en sa faveur. En ce qui concerne Declarator, il a été caught wide et c’en était fini de ses chances.»
Alors qu’on engageait une conversation avec Rameshwar Gujadhur, on voit Rye Joorawon s’approcher et le saluer. A voir la cordialité entre les deux hommes, on n’aurait jamais cru qu’ils s’étaient séparés.
Subiraj Gujadhur aussi entretient toujours de bonnes relations avec Rye Joorawon.
«Je n’ai pas grand-chose à lui reprocher, sauf qu’il s’est trouvé pris en épaisseur en quelques occasions. Cela m’a été reproché par certains de mes propriétaires.»
Comme quoi, s’il fallait tirer une conclusion, ce sont les propriétaires qui ont eu gain de cause et le jockey a, lui, reçu sa feuille de route.
Interrogé sur le fait si l’embauche d’une cravache étrangère était envisagée—, certains ont même avancé le nom de Jean-Pierre Patrick Guillambert, Subiraj Gujadhur devait répondre que si jamais un jockey étranger était engagé, ce serait quelqu’un qui n’a jamais monté au Champ de Mars.