L’établissement Ricky Maingard qui se retrouve avec 17 victoires et une septième place au classement à une journée de la fin de la saison 2017. Qui l’aurait cru car, avant le début des hostilités, il espérait miser sur un effectif homogène pour faire sentir sa présence. Toutefois, tel n’a pas été le cas, vu que cet établissement a été « miné par des problèmes qui ont surgi tout au long de la saison. » Dixit l’entraîneur.
« Comment peut-on réaliser une bonne saison si vous rencontrez toutes sortes de problèmes. Côté jockey, cela n’a pas marché avec Rye Joorawon et ensuite cela n’a pas été facile quand nous n’avez pas un jockey titulaire. Avoir à choisir entre plusieurs jockeys locaux n’est pas une mince affaire, surtout quand ils sont peu nombreux ceux qui peuvent vous donner de bons résultats et une bonne évaluation de la situation. Aussi, avoir une cravache étrangère coûte cher », dit-il d’entrée.
Pour Ricky Maingard, 2017 est une saison à mettre au placard au plus vite, car il ne faut pas oublier que 2016 avait été satisfaisante à plus d’un titre, surtout avec les deux victoires classiques de Parachute Man.
« Parachute Man avait des problèmes au niveau des poumons depuis son arrivée la saison dernière. C’est du reste pour cette raison que ses débuts avaient été retardés. On a pu le soigner et il a réalisé une saison exceptionnelle. Cependant, je répète qu’il a battu des chevaux qui n’ont rien démontré et qu’il n’a pas été, à juste titre, lourdement pénalisé. Il a eu toujours à rendre du poids à ses adversaires et cela n’a pas été facile. » Ricky Maingard comptait aussi sur ses nouvelles unités pour l’aider à réaliser une bonne saison, mais là aussi, tout n’a pas marché comme il l’espérait.
« Skip The Red est le seul à avoir sorti la tête hors de l’eau. Les autres ont été confrontés à divers problèmes. Parfois, il a été question de blessure, alors que dans d’autres cas cela a été une maladie quelconque. One Cool Dude n’a également pas été épargné. Comme vous le constatez, on n’a pas été épargnés par la malchance. »
Si 2017 doit être oublié, que penser de 2018 ? La question qui s’impose est de savoir si l’entraîneur serait capable de changer son fusil d’épaule en ce qui concerne ses acquisitions. Turf Magazine lui a demandé s’il ne devrait pas choisir des compétiteurs capables de mieux s’adapter au Champ de Mars. À savoir des chevaux qui peuvent faire la course à l’avant ou courir proche du meneur et non pas des chevaux qui sont condamnés à la position d’attentiste.
Ricky Maingard est d’accord qu’avoir ce genre de compétiteurs devrait être d’une grande aide, mais il y a aussi une question de moyens. « Ces chevaux coûtent cher et nous ne possédons pas de gros moyens. Il faut trouver plus de 400 000 rands et cela est souvent impossible. On doit alors chercher ailleurs et composer avec les moyens du bord. »