La deuxième édition du salon « Made In Femmes » se tiendra du 28 septembre au 1er octobre sous un chapiteau devant le restaurant La Petite Cannelle au Domaine Les Pailles. L’annonce a été faite mercredi matin à My Biz, à Port-Louis. Cette manifestation, qui regroupera 150 femmes issues de différentes îles de l’océan Indien, est une plateforme pour la présentation de leur créativité de même que pour favoriser des échanges techniques et commerciaux.
Cet événement international, organisé par Entreprendre au Féminin Océan Indien (EFOI), sera l’occasion pour l’EFOI de célébrer ses 15 ans. Le salon donnera la possibilité aux femmes issues de Maurice, La Réunion, Rodrigues, Madagascar, des Comores et des Seychelles d’exposer et de vendre leurs créations au public. « C’est un projet porté par l’EFOI de La Réunion et ce salon est organisé à tour de rôle dans chaque pays de la région », explique Ginette Anaudin, l’une des responsables de l’organisation du salon et également femme entrepreneur. Le choix de Maurice, indique-t-elle, figurait déjà sur la liste du plan d’action de 2017/2018. « La différence cette année est la venue de l’Afrique du Sud et de Zanzibar au salon », dit-elle, soulignant que ces deux pays participeront au salon grâce au contact établi lors de la première manifestation à La Réunion en 2014.
L’organisation reçoit le soutien de la COI et d’autres institutions nationales et internationales depuis 2007. Au niveau régional, l’EFOI Maurice a établi un comité. Par ailleurs, un comité de pilotage sera aussi mis en place pour l’adoption des résolutions, la réalisation d’un bilan pour chaque plateforme et la présentation de propositions pour l’avenir. « Nous voulons qu’il y ait plus d’échanges techniques et commerciaux », précise Ginette Anaudin, en ajoutant qu’il faut également « aider les femmes des régions rurales dans le domaine agricole » à participer à cette manifestation.
De son côté, Jennifer Thomas, présidente de l’EFOI Maurice, avance que le but du salon est de promouvoir l’association. « On veut soutenir les femmes, surtout celles des régions rurales », dit-elle, car ces dernières « ont fait montre de leurs talents ». Elle poursuit : « Ce salon permet de valoriser la créativité de la Mauricienne comme il se doit. » Jennifer Thomas a demandé le soutien du gouvernement et des institutions concernées afin d’aider les femmes car elles « contribuent à l’économie du pays et font la promotion de Maurice au niveau régional et international ». L’EFOI a choisi quatre secteurs, à savoir l’agro-industrie, le textile, l’artisanat et les services. Les femmes participantes présenteront leurs créations dans lesdits secteurs.
L’édition mauricienne bénéficie du soutien de la Commission de l’océan Indien, de l’EFTICOI et des ministères mauriciens de l’Industrie et du Commerce, et celui de l’Activité économique. L’EFTICOI est une fédération de six associations : EFOICom ; EFOIMaurice ; EFOI Espace Rodrigues ; EFOIMadagascar ; EFOISeychelles et Défis de Femmes. L’EFOI Maurice existe depuis 2001. La solidarité entre les femmes est aussi attendue durant ce salon. Les produits seront vendus à un prix abordable à tous les visiteurs.
Rencontre Business to Business
Des rencontres techniques, professionnelles et commerciales entre les îles de la région sont à l’agenda durant ces quatre jours du salon. L’amélioration des échanges est aussi prévue avec l’aide des institutions concernées. Ginette Anaudin fait ressortir que l’EFOI a contacté la Chambre de Commerce et l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM) pour que les participantes puissent rencontrer les entrepreneurs et créer des partenariats. L’échange, selon elle, créera plus d’opportunités et ouvrira de nouveaux marchés pour les femmes dans le secteur des services dans les pays de la région. L’OIF a également demandé à l’EFOI de créer une plateforme de femmes entrepreneures francophones. « Nous avons la possibilité d’étendre la plateforme vers d’autres pays », dit-elle.