Dans le but d’éviter des redondances et des gaspillages, la SMEDA a organisé aujourd’hui une table ronde sur le thème The Future of entrepreneurship in Mauritius. Selon le constat général, nombre d’entrepreneurs évoluent chacun de leur côté et sont ainsi souvent confus quant aux types de ressources auxquelles ils peuvent accéder : quand, où et comment. Cette table ronde était une première occasion pour eux de se rencontrer et de connaître les projets des autres. Le tout, avec pour but final, d’être des partenaires virtuels et de développer leur entreprise en vue de mieux servir leurs clients. Pour le ministre des Coopératives, Jim Seetaram, l’essentiel est de miser sur les stratégies. « J’ai appris que si vous voulez gagner une affaire en cour ou en dehors, 70 % du succès dépend de la stratégie ».
Maurice compte un nombre croissant d’institutions qui souhaitent orienter le monde de l’entrepreneuriat vers un meilleur avenir. Mais, jusqu’ici, souligne la SMEDA, elles opèrent de manière individuelle et dans le silence. Ce qui a, malheureusement, résulté en des gaspillages de temps, d’énergie et d’argent. Or, les nouveaux modèles de business impliquent des collaborations et des partenariats pour optimiser les ressources rares. « The fact that the institutions do not communicate among themselves is a show of severe lack and waste in the enterprise system », note la SMEDA.
Pour Jovin Hurry, Mauricien établi à Singapour, expert en développement de stratégies et développement des entreprises, cette table ronde est une nouvelle initiative à Maurice. « Nous avons regroupé les acteurs du secteur pour la première fois. Ils pourront travailler à modeler le secteur de l’entrepreneuriat à Maurice. Jusqu’ici, ils ont pratiqué le vieux modèle, en silence ». Or, pour être compétitif, dit-il, il s’agit d’interagir.  « It’s about scaling up and growing the business. And, we don’t have that in Mauritius ». Le fait de savoir qui fait quoi, quand et comment, poursuit M. Hurry, permet d’avoir « as little as duplication as possible ».
Le guest speaker à cette occasion était le Dr Naidu Gobaind, qui a eu pour mentor Richard Branson. Il est le directeur de MyCirrus Group of Companies, qui compte des branches à Singapour, aux Philippines, en Malaisie et en Indonésie.
Dans son discours de circonstance, Jim Seetaram a souligné que l’idée principale de la table ronde consistait à interagir, mettre en avant de nouvelles propositions et formuler de nouvelles stratégies. Il s’agit, dit-il, d’un « historical move ». Il a félicité la SMEDA pour une telle initiative, de surcroît dans un monde de globalisation où, dit-il, « no man is an island ». Pour Jim Seetaram, « nous devons faire face aux réalités difficiles, que ce soit à l’international comme au niveau national. Nous vivons dans un monde compétitif. Nous ne sommes plus à concourir au niveau local. Dès que vous démarrez votre entreprise, vous êtes soumis à la compétition au niveau international. Si vous lancez un nouveau produit, assurez-vous qu’il est export-ready et qu’il répond aux normes internationales ». Nous sommes aujourd’hui contraints, poursuit le ministre, à repenser et présenter de nouvelles stratégies. « There should be a change if mindset according to time and new challenges ».
Jim Seetaram devait citer l’exemple de Singapour, soulignant l’une des raisons pour lesquelles la cité-État « ne saurait échouer ». Et d’élaborer : « Singapore organizes events that are going to occur in ten years time. They have anticipated the shocks that are coming in ten years time and they have started to work on them ». Cela demande, dit-il, « rethinking at all time. Therefore, having a very dynamic mindset ».
De son côté, dit le ministre, le gouvernement mauricien est ouvert aux nouvelles idées et propositions. « Are we going to copy/paste from other juridictions and apply it here ? Are we going to say it has worked in other countries, so we apply the same thing ? We have our own identity. We have our setbacks and our talents ». Il importe, dit Jim Seetaram, de fournir plus d’efforts dans les ressources humaines.