Le National Productivity and Competitiveness Council (NPCC) fait venir le « gourou » du “management” des entreprises, l’Américain Tom Peters, pour animer un séminaire d’une journée à l’intention des entreprises mauriciennes, principalement les PME, le 16 avril 2014 au Centre Swami Vivekananda, à Pailles. Environ 2 000 personnes sont attendues à ce séminaire, qui vise à améliorer la productivité dans les entreprises mauriciennes.
« Notre objectif, au NPCC, est d’améliorer la productivité et, par extension, la croissance dans le pays », déclare Kevin Chuttur, président de cet organisme. Il estime que le séminaire, dont le thème central est “Leading Your Company, Leading Your Workforce”, permettra aux entreprises d’améliorer leur productivité. « Pour ce faire, il faut avoir la collaboration des employés car, sans eux, aucun service ne survivra », dit-il. M. Chuttur invite les senior managers des entreprises mauriciennes, mais aussi des PME et des corps parapublics, à participer à ce séminaire. « Nous ciblons davantage les PME parce qu’elles sont les moteurs de croissance de demain », ajoute-t-il. Selon lui, la formation se poursuivra après ce séminaire. « Nous irons voir comment les participants à ce séminaire sont en train d’implémenter les conseils et les recommandations de Tom Peters dans leurs entreprises », lâche M. Chuttur.
Le président du NPCC rappelle que des entreprises mondiales – à l’instar de Microsoft, Coca-Cola ou encore Nike – ont toutes commencé “petites” avant de devenir ensuite de grandes compagnies, et ce grâce à des séminaires animés par des conférenciers internationaux. « Ces entreprises ont réellement cru dans les “gourous” pour booster leur productivité. Ce qui est aussi la vision du NPCC », souligne M. Chuttur, avant d’ajouter « vouloir voir la même chose se produire à Maurice ».
Selon M. Chuttur, la productivité n’est pas une fin en soi. « C’est une très longue course. Nous avons divers programmes avec un accent particulier sur différents niveaux de la productivité. Notre objectif est d’atteindre environ 500 PME », a-t-il dit. Au sujet du “style américain” de management, il dit avoir « briefé Tom Peters à propos de la réalité mauricienne ». Il poursuit : « Tom Peters vient en tant que conférencier international, et donc pas pour parler la langue américaine, mais celle de Maurice. Il comprend ce qui se passe chez nous et il peut nous aider », a-t-il ajouté. M. Chuttur nie que le NPCC soit en train « d’importer » le modèle américain de management à Maurice. « Il n’amène pas le modèle américain avec lui, partout où il va dans le monde », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Il adapte son séminaire aux besoins du pays. »
De son côté, Robert Pallamy, vice-président du NPCC, ajoute : « Puisque nous vivons dans un monde global, toutes les entreprises, petites ou grandes, doivent “benchmark against the best international practices”. » Et de conclure : « Il n’y a pas un outil de productivité pour les entreprises mauriciennes et un autre pour les Africains. Cet outil est universel. Nous aidons les PME à progresser, à devenir plus productives et à exporter, dans un premier temps, vers l’Afrique. Nous voulons qu’elles atteignent le niveau international. »