Environ 9 000 policiers seront mobilisés pour travailler durant les fêtes de fin d’année, soit les deux tiers de tout l’effectif de la force policière. « Les officiers opéreront sur une base rotative, et les activités normales dans les différents postes et d’autres unités ne seront pas affectées », avance l’inspecteur Shiva Coothen, Police press officer.

Cette décision prend effet de la mi-décembre jusqu’à début janvier 2018 et aucun congé ne sera approuvé par l’administration de la police, sauf sur une base exceptionnelle comme un décès, en cas de maladie, ou autre raison valable. Cela concerne également les éléments de la Special Mobile Force (SMF) et de la Special Supporting Unit (SSU), qui eux seront appelés à épauler leurs collègues pour les barrages routiers en fouillant les véhicules suspects et effectuant des tests d’alcoolémie. « Contrairement à ce que l’on croit, la présence des policiers ne se fera pas que dans des centres-villes, près des centres commerciaux ou des zones côtières.

Notre plan cible également des endroits ou villages isolés », explique le porte-parole de la police. Ce dernier a rappelé que la police dispose de 52 nouveaux véhicules, dont 26 motards de la Traffic Branch, qui eux sillonneront l’île au quotidien avec pour tâche de rendre fluide la circulation, et veiller à ce que les usagers respectent le code de la route. Entre-temps, les officiers de la National Coast Guard (NCG) ne patrouilleront pas que nos lagons à bord de leur embarcation, car ils seront appelés sur terre à effectuer des contrôles de routine dans des zones côtières. « Beaucoup de touristes visitent notre pays pour les fêtes de fin d’année et nous devons assurer leur sécurité, sinon notre image prendra un sale coup », clame l’inspecteur Coothen. Ce dernier prévient que les automobilistes qui rouleront sous l’influence de l’alcool seront placés immédiatement en cellule de dégrisement et un procès leur sera intenté. « Faudre pas kwrar ki la polis pou fer alcotest ziss dan Grand Baie ou dan Flic en Flac, nou pou partout ! Meme dan ban lendrwa kot pas habituer fer sa lexercise la », dit-il. Tandis que les mouvements des récidivistes seront passés à la loupe par les officiers de la Field Intelligence Unit (FIU).

Par contre, ce sera du « business as usual » pour des autres unités comme l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) et les différentes Criminal Investigation Divisions (CID) durant cette période.

Les Casernes centrales invitent le public à être vigilant surtout à cette époque en adoptant « une culture de précaution » comme : ne pas faire étalage des bijoux, éviter de se rendre auprès des guichets automatiques isolés à une heure tardive, ne pas transporter beaucoup d’argent sur soi, verrouiller les maisons avant de sortir, et louer les services d’un chauffeur lors des fêtes bien arrosées.

En ce qui concerne les opérateurs économiques comme les stations-service et bureaux de change, l’inspecteur Coothen leur conseille de ne pas laisser les recettes pendant trop longtemps au sein des établissements, de se faire escorter pour déposer l’argent, et d’altérer l’heure et les chemins empruntés pour se rendre à la banque.