La superficie sous canne à Maurice a perdu 3,8 % entre 2010 et 2011, selon les dernières données de Statistics Mauritius consacrées à l’environnement, publiées ce matin. La superficie consacrée à la culture de thé a, de son côté, enregistré une baisse de 6,7 %. La zone forestière a également enregistré une baisse l’année dernière. D’autre part, une augmentation dans l’importation des produits pétroliers a été notée alors que les énergies produites localement ont enregistré une baisse l’année dernière.
Les statistiques indiquent que la superficie sous canne à Maurice est passée de 62 600 hectares en 2010 à 59 724 hectares en 2011. La superficie sous culture de thé est passée de 698 hectares à 651 hectares. Quelque 222 hectares de terres étaient consacrés au tabac en 2010 contre 213 en 2011.
Selon un relevé effectué en 2005 par le Bureau central des statistiques (Ndlr : maintenant connu comme Statistics Mauritius), les 72 000 hectares de terres consacrés à la canne représentaient 39 % des terres à Maurice. Il faudrait y ajouter 2 % représentant les champs de canne abandonnés. Les zones forestières et autres plantations occupaient 47 200 hectares soit 25 % des terres et l’urbanisme 46 500 hectares, soit 25 %. L’urbanisation a, depuis, continué à gagner du terrain.
Le document de Statistics Mauritius relève qu’entre 2010 et 2011 l’importation des fertilisants a augmenté de 17,4 %, passant de 46 282 tonnes à 54 356 tonnes. L’importation des pesticides a enregistré une baisse de 11,6 %, passant de 2 384 tonnes à 2 107 tonnes.
Au chapitre de la consommation énergétique, le BCS constate que ces activités sont les plus importants facteurs de pollution de l’air à travers l’émission de dioxyde de carbone et l’effet de serre.
Le document note une hausse dans l’importation des produits pétroliers, qui passe de 1 189 100 tonnes (of oil equivalent) en 2010 à 1 195 700 (of oil equivalent) en 2011. Les énergies renouvelables produites localement ont accusé une baisse, passant de 241 600 tonnes (of oil equivalent) à 231 100 tonnes (of oil equivalent).
Le taux d’émission de dioxyde de carbone, principal responsable des gaz à effet de serre, reste stable. Tenant en compte la quantité de gaz absorbée par les forêts, on a enregistré une baisse des émissions nettes de dioxyde de carbone, passant de 3 375 milliers de tonnes en 2010 à 3 351 milliers de tonnes en 2011.
Les centrales électriques sont les plus gros émetteurs de dioxyde de carbone, suivies des secteurs du transport, manufacturier et résidentiel.
Concernant la consommation de l’eau, il est intéressant de noter que 47 % de l’eau utilisée à Maurice va à l’agriculture, 24 % dans les centrales hydroélectriques et 29 % dans les secteurs domestique, industriel et touristique.