Le ministre de l’Environnement Deva Virahsawmy a annoncé ce matin, lors d’une conférence de presse, une campagne d’information et de formation sur le changement climatique. Par la même occasion, il a présenté un manuel de vulgarisation à l’usage des jeunes et un document proposant 111 actions susceptibles d’être entreprises par ceux-ci dans le cadre du combat contre le changement climatique.
« Le changement climatique est réel et s’empire de jour en jour », a expliqué ce matin le ministre de l’Environnement. Il a rappelé que le World Risk Report de 2012 classe Maurice parmi les 15 pays les plus à risques dans le monde et que l’île est le 7e pays le plus exposé aux catastrophes naturelles.
Les effets se font déjà ressentir à Maurice, qui connaît une montée du niveau de la mer, des érosion des régions côtières et des problèmes climatiques de plus en plus fréquents.  Il a fait mention des mesures ayant déjà été prises ou qui sont en voie de l’être à travers le pays pour la réhabilitation des plages et la construction de murs à Rivière-des-Galets pour protéger le village contre la montée des eaux lors de mauvais temps.
Il a aussi expliqué que le contrôle de la qualité de l’air se poursuit par une unité mobile selon les normes définies par l’Organisation mondiale de la Santé. Des mesures sont également prises en vue de l’élimination des sacs en plastique dans le commerce. A ce propos, le ministre a fait état des protestations venant des commerçants qui utilisent ces sacs pour les grains secs, entre autres. Par ailleurs, tout un programme de plantations d’arbres a été initié à travers le pays. Quelque 2 000 plantes ont aussi été mises en terre récemment au morcellement St-André. Pas moins de 500 ont été mises à la disposition de la municipalité de Vacoas–Phoenix. Trente-six villages seront touchés prochainement par le biais des conseils de district. Le ministre a également parlé des efforts entrepris pour valoriser les plantes médicinales avec l’aide de Mme Garib-Fakim.
Par ailleurs, Maurice a récemment adhéré à la convention de Stockholm, qui concerne la protection de la santé de l’humanité des produits chimiques dangereux. Dans ce contexte, Deva Virahsawmy a annoncé que 140 tonnes de DTT non utilisées ont récemment été exportées avec l’aide d’experts étrangers. Des dispositions sont prises pour mieux contrôler le mercure contenu dans diverses objets, dont des ampoules.
Deva Virahsawmy a ensuite présenté  des documents qui seront utilisés pour la formation des jeunes, notamment le “training manual for youth on climate change” et le “111 actions for youth to combat climate change in Mauritius”.
On s’attend à ce quelque 400 000 documents seront distribués jusqu’à  2020. Ces documents feront l’objet de conférences organisées dans les  institutions scolaires de l’île.