Les animateurs de Rezistans ek Alternativ s’invitent au débat grandissant autour de la centrale thermique de CT Power envisagée à Pointe-aux-Caves dans la région d’Albion. À pratiquement la veille du budget du VPM et ministre des Finances Xavier-Luc Duval, la bande à Ashok Subron réclame l’introduction d’une Coal Energy Tax sur les Independent Power Producers existants. Le mouvement estime aussi qu’il est impératif d’instaurer une nouvelle politique énergétique alternative et renouvelable pour répondre aux besoins de Maurice.
Les priorités dans la conjoncture sont le gel du projet centrale thermique de CT Power à Pointe-aux-Caves dans la région d’Albion et l’entrée en vigueur d’une Coal Energy Tax sur les Independent Power Producers (IPP) existants. « Nous souhaitons aussi que le gouvernement introduise cette mesure dans son prochain budget. Nous proposons que cette taxe soit utilisée comme subside pour des investissements publics en matière d’énergie renouvelable en vue d’assurer les besoins de Maurice », font comprendre Ian Jacob et Ashok Subron de Rezistans ek Alternativ. Les deux animateurs réclament aussi que les contrats des IPP existants soient rendus publics en vue de permettre aux citoyens de décider s’il faut les résilier avant leur expiration en 2020.
Pour l’heure, Rezistans ek Alternativ espère une participation massive des Mauriciens à la revendication de rue prévue ce matin pour envoyer un signal fort aux décideurs politiques compte tenu des dégâts dévastateurs que pourrait causer CT Power sur l’environnement et la santé humaine. « Nous lançons donc un appel aux citoyens à participer à la marche de ce matin en vue de dire non au projet CT Power et à la production de l’énergie avec du charbon », expliquent les animateurs.
D’autre part, Rezistans ek Alternativ, qui apporte son soutien à la Plateforme Citoyenne militant contre le projet CT Power, dénonce avec fermeté la « communalisation » des débats autour de ce projet par certains groupes communalo-religieux. « Nous reconnaissons le droit légitime des habitants de l’Ouest, qui seront affectés par CT Power, de s’organiser entre eux et de protester. Si ce mouvement de protestation contre CT Power contient des limites – dans le sens où toute la problématique du charbon n’a pas été intégrée dans son action et que le contrôle du secteur privé sur la production de l’électricité n’a pas été remis en question – il permet néanmoins de créer les conditions pour l’émergence d’une conscience écologique saine sur laquelle peut se construire une nouvelle politique énergétique », ajoutent Ian Jacob et Ashok Subron.
Par ailleurs, les animateurs de Rezistans ek Alternativ ne manquent pas de faire ressortir que la production de l’énergie avec du charbon est le moyen « le plus sale ». « De plus, la production de l’énergie par charbon contribue grandement à l’émission de gaz qui entraîne le réchauffement de la planète. Il est impératif que nous mettions en place une nouvelle politique énergétique alternative et renouvelable », s’accordent à dire les deux animateurs de Rezistans ek Alternativ. Et d’ajouter : « Si aujourd’hui une telle politique a été bloquée c’est principalement pour deux raisons : remyeman, privatizasyon prodiksyon lenerzi, finn fer ki zordi se bann vested interest prive ki finn oryant ek dikte politik enerzetik, dan zot lozik akimilasyon profi ek kontrol monopolistik. Zot finn sey asfiksye CEB, ek frenn rekonversyon CEB dan lenerzi renuvlab. Dezyeman, gouvernma PTr-PMSD, malgre gran gran diskur pa finn ena ase kuraz… pu remet an kestyon bann kontra Coal based IPP ekzistan, ki ni dan lintere konsomater, ni ekolozik. A-la-plas gouvernma finn pronn demokratizasyon la betiz par ankuraz lezot Coal-based IPP rant dan bizness lenerzi ! »
Les animateurs sont d’avis que seuls les mouvements de gauche comme Rezistans ek Alternativ, avec une vision éco-socialiste, peuvent venir à bout de la crise énergétique que traverse Maurice. « La production de l’énergie doit être axée sur l’énergie renouvelable avec la participation démocratique des citoyens. Il ne faut surtout pas privatiser. De plus, l’énergie renouvelable nécessite un investissement initial public massif, qui ne peut être abouti que s’il y a un transfert de richesses. Le combat de l’énergie renouvelable et la justice sociale est inséparable » conclut Rezistans ek Alternativ.