Maurice a connu une hausse de température record en 2016 selon les nouvelles indications publiées par le bureau central des statistiques, la semaine dernière. Par ailleurs, le niveau des énergies renouvelables en tant que sources énergétiques est encore relativement faible et se situe autour de 15 %, la différence provenant des énergies fossiles.
Les données recueillies par Statistics Mauritius indiquent que le maximum de température enregistré dans le pays durant les mois de janvier, février, mars, avril, août, octobre et novembre de l’année dernière a été supérieur à la moyenne de température enregistrée entre 1981 et 2010. Le minimum de température a également enregistré une hausse en 2016. Janvier et février ont été les mois les plus chauds, tandis que juillet s’est avéré plus froid. Une température de 35,6 degrés a été enregistrée le 11 janvier 2016 au Champ-de-Mars à Port-Louis, alors qu’une température de 10,3 degrés a été enregistrée à Bois-Chéri le 15 septembre de l’année dernière.
D’autre part, les données indiquent que les émissions de gaz à effet de serre ont enregistré une hausse de l’ordre de 1,2 % l’année dernière par rapport à l’année précédente. Quelque 75,9 % de ces émissions provenaient du dioxyde de carbone et 20,7 % du méthane. Le secteur énergétique reste le plus gros émetteur de gaz à effet de serre avec 76,4 % d’émissions. Il est suivi des déchets (20,4 %), de l’agriculture (2,4 %) et des produits utilisés dans le secteur industriel (0,8 %). Il est intéressant de noter que la contribution de Maurice dans les émissions globales de gaz à effet de serre est de 0,01 %.
Les besoins en énergie primaire ont accusé une hausse de l’ordre de 1 % l’année dernière par rapport à 2015. Environ 15 % des besoins énergétiques du pays ont été produits à partir de sources renouvelables, dont la bagasse, le photovoltaïque et les éoliennes. Toutefois, les produits fossiles, dont les produits pétroliers et le charbon, produisent 85 % des besoins énergétiques du pays. Les données enregistrées indiquent que les sources d’énergie renouvelable ont baissé de 9,6 %, alors que les produits fossiles importés ont augmenté de 3,2 %. La fourniture énergétique à partir de l’huile lourde et du diesel a augmenté de 3,8 %, tandis que celle produite par le charbon a enregistré une hausse de 1,8 %.
En 2016, 42 % de l’énergie électrique était générée par le charbon, 36 % par le diesel et l’huile lourde, et 22 % des énergies renouvelables.
Le rapport du bureau central des statistiques passe également en revue l’utilisation des terres dans l’île. La canne à sucre en occupe 39 % (72 000 hectares), les forêts, pâturage, etc., comptent pour 25 % (47 200 hectares) de la surface de l’île. Cependant, la superficie des terres occupées par la canne à sucre, les plantations de thé et les forets a diminué pour faire la place à l’immobilier, les infrastructures, les réservoirs, entre autres.
Au chapitre de l’eau, la pluviosité enregistrée l’année dernière a été de l’ordre de 1 896 millimètres, soit une baisse de 20,2 % par rapport à 2015 et une baisse de l’ordre de 5,3 % par rapport à la moyenne enregistrée entre 1981 et 2010. Le mois de février de l’année dernière a été le plus pluvieux avec 442 millimètres de pluie, et le mois de septembre s’est avéré le plus sec avec seulement 49 millimètres de pluie.
La consommation de l’eau à Maurice a tourné autour de 961 millimètres cubes. Quelque 85 % de l’eau proviennent des réservoirs et 15 % des nappes phréatiques. Le secteur agricole utilise 37 % de l’eau disponible, les centrales hydroélectriques en consomment 35 % et les secteurs domestique, industriel, touristique en requièrent 28 %.
D’autre part, la quantité de déchets déversés à Mare-Chicose est estimée à 444 695 tonnes en 2016, dont 95 % sont des déchets domestiques. Finalement, 23 licences EIA ont été accordées l’année dernière, dont neuf pour des projets de morcellement, un pour un établissement hôtelier et un pour une activité de “stone crushing”.