Le Mauritius Institute of Education (MIE) a lancé un “Climate Change Education Kit” destiné à informer et à aider les élèves du primaire et du secondaire à développer les compétences appropriées en vue de s’adapter et de survivre face au changement climatique.
Ce projet est basé sur des informations en provenance des services météorologiques, qui témoignent que le changement climatique affecte les îles dans le sud-ouest de l’océan Indien. La montée du niveau de la mer inquiète les experts avec une tendance notoire de réchauffement de la planète. De plus, selon le World Risk Report 2012, Maurice est classée 13e sur la liste des 15 pays les plus à risque d’être affectés par les catastrophes naturelles.
De son côté, le ministère de l’Environnement indique, dans son “Climate Change Information Education and Communication Strategy and Action Plan 2014-2016”, que l’île subit déjà les impacts du changement climatique à travers la montée du niveau de la mer, l’érosion accélérée des plages et une hausse dans les fréquences et l’intensité des événements climatiques extrêmes. Le coordinateur du “Climate Change Education Kit” au MIE, Ravhee Bholah, a déclaré au Mauricien n’avoir pas trouvé grand-chose comme matériels éducatifs sur le changement climatique pouvant être utiles aux enseignants et aux élèves. Financé au coût de USD 3 millions par le gouvernement japonais sous l’Africa Adaptation Programme (AAP), lancé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le “Climate Change Education Kit” est ainsi adressé aux élèves du primaire et du secondaire.
Le but de la démarche est de vulgariser ces informations dans la population estudiantine. « Cette vulgarisation continuera et les enseignants ne peuvent venir dire maintenant qu’ils n’ont aucun outil ou matériel à leur disposition pour enseigner le changement climatique aux élèves », fait ressortir Ravhee Bholah. Selon lui, un élève doit savoir ce qu’est le changement climatique, son impact sur la vie des populations, ainsi que comment y faire face, s’adapter et minimiser ses effets. « Par exemple, les plantes ne pousseront pas dans une situation de sécheresse, alors que faire ?? Il nous faut trouver des plantes résistantes à cette catastrophe. De telles informations se trouvent dans le kit » , relève Ravhee Bholah.