Le tourisme à Rodrigues se veut en phase avec l'environnement

Rs 1 Million. Tel est le coût d’un projet pour la création de forêts communautaires pour neuf villages de Rodrigues. Cinq villages ont obtenu leur contrat pour la forêt communautaire, nommément Anse-Quitor, Terre-Rouge, Deux-Goyaves, Camp-Pintade et Montagne-Goyave. Quatre autres villages mettront sur pied des “nurseries” pour la production de 25 000 plantes chacun.
Dans le cadre de la Journée internationale de la Forêt 2016, la Commission de l’environnement de l’Assemblée régionale de Rodrigues a procédé en début de semaine à la remise de contrats en vue de la création de forêts communautaires. De plus, le Rodrigues Council of Social Services (RCSS), pour ses 45 ans, chapeaute un projet d’embellissement dans des villages. Des plantes endémiques ont aussi été mises en terre à Mont-Limon et une campagne de sensibilisation a été lancée à travers la radio locale sur l’importance de la forêt et les législations protégeant les arbres.
Lors d’une cérémonie officielle au Mary Gontran Senior Citizen Centre, le chef commissaire Serge Clair s’est prononcé en faveur de la sensibilisation de la population sur la plantation d’arbres par chaque famille. Il a fait ressortir que « le projet de forêt communautaire aidera grandement dans ce processus de reboisement de l’île ». À cet effet, dans les écoles, des jardins de plantes endémiques seront créés. « Nous devons dire à chaque famille de planter un arbre. Il faut sensibiliser la population sur le fait que l’arbre, c’est la vie », a soutenu Serge Clair. Ce dernier a proposé la création d’oasis sur un ou deux arpents de terres dans les villages déboisés.
La Commission de l’environnement, à travers le département des bois et forêts, distribuera d’ici juin des affiches sur les arbres et plantes qui sont utiles à l’environnement et sur ceux qui sont envahissants et dangereux. Cette initiative fera partie d’une campagne de sensibilisation que les autorités locales veulent enclencher dans le sillage de la lutte contre le changement climatique pour marquer la Journée mondiale de l’Environnement. Selon le commissaire à l’environnement, Richard Payendee, le “pikan loulou” est l’exemple d’un arbre qui est néfaste pour l’écosystème. « Mais dans le cadre de notre projet d’autonomiser Rodrigues à 100% en énergie renouvelable d’ici 2030, ces plantes peuvent être utilisées pour la production de biomasse. C’est un moyen de venir à bout de ces espèces envahissantes », a-t-il souligné dans son allocution lors de la remise de contrats pour la création de forêts communautaires.