À partir de fin février, la station de transfert de La Chaumière, Rose-Hill, accueillera des déchets électroniques et dangereux. C’est ce qu’a annoncé ce matin le ministre de l’Environnement, des Urgences en cas de Catastrophes naturelles et de la Beach Authority, Raj Dayal, au Sofitel Mauritius Imperial Resort and Spa, à Wolmar, Flic-en-Flac, à l’ouverture d’un atelier de lancement du projet « Strengthening national decision making towards the ratification of the Minamata convention and building capacity towards the implementation of future provision ».
« J’ai une très bonne nouvelle à vous annoncer : à partir de fin février, la station de transfert de La Chaumière, Rose-Hill, accueillera les déchets électroniques et les déchets dangereux », s’est félicité le ministre de l’Environnement Raj Dayal. C’était au Sofitel Mauritius Imperial Resort and Spa, Wolmar, Flic-en-Flac, à l’ouverture d’un atelier de lancement du projet intitulé “Strengthening national decision making towards the ratification of the Minamata convention and building capacity towards the implementation of future provision”.
Raj Dayal poursuit : « Maurice s’est engagée à aller de l’avant avec la gestion des déchets électroniques et des déchets dangereux au niveau des infrastructures à la station de transfert de La Chaumière avec la collaboration de la Mauritius Chamber of Commerce and Industry. » Le ministre a précisé que les déchets électroniques comprennent les batteries, qui contiennent des matériaux dangereux comme le mercure, qui constitue une menace pour la santé publique et à l’écosystème. Et ce avant de rappeler que le Dangerous Chemicals Control Board, les Consumer Protection Regulations 199, la Dangerous Chemicals Control Act 2004, la Fisheries and Marine Resources Act 2007 et les Drinking Water and Effluent Discharge Regulations sous l’Environement Protection Act (EPA) 2002 contiennent des clauses qui interdisent, contrôlent ou limitent l’importation, l’utilisation et l’élimination des déchets électroniques et des déchets toxiques.
« Nous allons même plus loin, a avancé le ministre. Nous allons amender l’EPA pour que ceux qui aspirent à avoir une Environment Impact Licence spécifient les mesures qu’ils comptent prendre pour promouvoir les produits et techniques alternatives, ainsi que les meilleures pratiques environnementales pour minimiser l’utilisation, la dispersion et les émissions de substances toxiques, comme le mercure. »
Pour une meilleure détection dans l’atmosphère de ces substances dangereuses, a indiqué le ministre, le National Environment Laboratory (NEL) de Réduit a récemment fait l’acquisition d’un Inductively Coupled Plasma-Mass Spectometer. La directrice de l’Environnement, Dominique Ng Yun Wing, a pour sa part élaboré sur la pertinence de cet atelier. « Le mercure est parmi les dix substances les plus toxiques au monde. Cet atelier vise à consolider la prise de décision vers la ratification de la Minamata Convention, qui contrôle l’utilisation du mercure dans le monde. »
Étaient présents à cette occasion le Senior Chief Executive du ministère de l’Environnement, Grish Guness, l’Environment Programme Analyst de l’UNDP, Satyajeet Ramchurn, Maksim Surkov, UNDP Regional Technical Advisor, Vichitra Purdassee, Project Manager de la “mercury initiative”, et du Dr David Buck, Lead Consultant du projet.