Chaque année, Maurice accueille des populations d’oiseaux migrateurs qui fuient les hivers rudes de leurs pays d’origine afin de profiter des climats plus accueillants de certains pays chauds d’Europe ou d’Afrique. Visibles autour des points d’eau salée ou douce, en groupe ou en solitaire, ils nous émerveillent, en attendant de reprendre la route…
D’août à février, les côtes, les marécages côtiers, les estuaires, les rivières et les lacs mauriciens sont visités par des drôles d’oiseaux qui ne font habituellement pas partie du paysage. En ce moment, on observe quelques oiseaux migrateurs qui se postent à des endroits précis, à la recherche de nourriture comme les poissons, les mollusques ou les crustacés. Leur alimentation adaptable leur permet également de se nourrir de vers de terre. Certains sont visibles en petits groupes, d’autres sont solitaires, mais ils sont tous là dans un même but : fuir les climats rugueux de leurs pays d’origine. Pour cela, ils voyagent des dizaines de milliers de kilomètres. “Ils ont une bonne mémoire et une bonne connaissance du terrain. On suppose qu’ils utilisent le champ magnétique terrestre pour s’orienter”, confie Vikash Tatayah de la Mauritian Wildlife Foundation.
Une bonne partie des oiseaux migrateurs qui viennent à Maurice sont visibles à l’estuaire de Terre Rouge. D’autres endroits de l’île sont également propices : les bancs de sable autour de l’île aux Bénitiers, les plages du Bouchon, de la Cambuse ou de Belle Mare, de même que l’île Ronde. On peut également les trouver dans des champs sucriers, car ils sont attirés par les petites bestioles se trouvant dans les écumes créées dans la transformation de la canne à sucre. On peut également en voir à Rodrigues, dans les parages de l’île aux Cocos et à l’île au Sable, dans l’est du pays.