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« Il faut autoriser les gens à capturer les chauves-souris qui dévastent les arbres fruitiers. » C’est ce qu’a déclaré jeudi Eliézier François, leader du Mouvement Authentique Mauricien (MAM), au cours d’une conférence de presse tenue au centre social Marie Reine de La Paix, à Port-Louis. Pour lui, la population de chauve-souris « est devenue incontrôlable », estimant que ces mammifères volants « font un tort immense » aux arbres fruitiers.

« Après les manguiers et les litchis, les chauves-souris s’attaquent maintenant aux jaquiers. Je ne dis pas qu’il faut demander aux forces de l’ordre de les exterminer avec des fusils ou encore d’utiliser des hélicoptères pour placer des filets sur les arbres, mais il est grand temps de contrôler cette population en demandant aux gens de les capturer. Certaines personnes consomment même des chauves-souris », a déclaré Eliézier François.

Le leader du MAM s’est aussi élevé contre la déclaration de Pravind Jugnauth sur les Chagos, à l’effet que l’excision de l’archipel du territoire mauricien constitue un crime contre l’humanité. « Ce n’est pas du tout un crime contre l’humanité quand on sait qu’ils sont venus à Maurice en bateau et qu’ils ont eu droit à une compensation et à un lopin de terre, que certains d’entre eux ont vendu à Baie-du-Tombeau. De quel crime contre l’humanité parle-t-on quand on sait que c’est le gouvernement qui a obtenu la compensation avant de la distribuer aux Chagossiens. Il faut cesser de prendre les Mauriciens pour des imbéciles. Les gens de l’étranger finiront par croire que les Mauriciens ne savent pas ce que veut dire le terme “crime contre l’humanité” », a-t-il fait ressortir.

Le leader du MAM a également demandé que ce 13 avril 2020 soit décrété congé public pour la fête de Pâques. Il en a aussi profité pour dénoncer la fermeture des caisses des cours de justice durant les heures de déjeuner. Par contre, il a fait l’éloge de la Mauritius Revenue Authority (MRA) et des bureaux de poste, qui continuent de fonctionner durant ces heures. Parlant enfin de la situation qui prévaut à Port-Louis, il souligne que « la capitale ressemble à El Paso, une ville sans loi », faisant ainsi référence aux conducteurs qui ne respectent pas le code de la route.