Selon les données de Statistics Mauritius touchant à l’état de l’environnement à Maurice, les énergies renouvelables ont connu une baisse à Maurice, tandis que les gaz à effet de serre ont augmenté de 2011 à 2012. Ces statistiques ont été rendues publiques hier.
De 2011 à 2012, les demandes en énergies pour Maurice ont connu une hausse de 2,2 %, passant de 1 424 ktep (kilos-tonne d’équivalent pétrole) à 1 459 ktep. La fourniture en énergies renouvelables locales (hydro, éoliennes, gaz de centre d’enfouissement, feu de bois et photovoltaïques), qui sont les moins polluantes, a diminué de 3,9 %, de 231 à 222 ktep, tandis que celles des carburants importés (produits pétroliers et charbon) ont augmenté de 3,4 %, de 1 196 ktep à 1 237 ktep.
Dans une analyse des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de leurs éliminations, SM note que le dioxyde de carbone (CO2) demeure la principale source. Les émissions nettes de CO2, après la prise en compte de leurs éliminations par les forêts, a augmenté de 3 %, passant de 3 351 tonnes en 2011 à 3 452 tonnes en 2012. Les émissions non CO2 comprennent notamment le monoxyde de carbone et le méthane.
Le secteur de l’énergie, a connu en 2012, une augmentation de 2,9 % d’émissions de GES, de 3 639 tonnes en 2011 à 3 743 tonnes en 2012. La production d’électricité étant notamment la principale source de ces émissions, à un taux de 61 % (2 281 tonnes). Suit ensuite, le secteur des transports qui produit jusqu’à 25 % (soit 954 tonnes) du total des émissions de GES, avant les industries manufacturières qui en produisent une autre 9 % (331 tonnes).
S’agissant de la qualité de l’air ambiant, SM indique que les exercices de suivi effectués par les stations mobiles du ministère de l’Environnement et du Développement durable démontrent que l’air que nous respirons est « d’une qualité acceptable », comparé aux normes nationales établies. Les polluants de l’air qui ont été pris en compte en 2012, selon SM, sont notamment la poussière, le « Sulphur Dioxide », le « Nitrogen Dioxide » et le « Carbon Monoxide ».
Touchant nos ressources en eau, SM note une diminution de 17 % de notre pluviométrie en 2012, avec seulement 3 637 millions de mètres cubes de pluie. SM indique également que seulement 10 % de ces précipitations sont allées recharger nos nappes d’eau souterraines, tandis que l’évapotranspiration et le ruissellement ont été de l’ordre de 30 % et 60 % respectivement.
Quant à l’utilisation de nos ressources en eau, l’agriculture en a utilisé 46 % et 27 % ont été utilisées par les usagers domestiques, industriels et touristiques.
Dans une analyse des déchets générés à Maurice, SM indique une diminution dans la quantité traitée au centre d’enfouissement de Mare-Chicose. Elle explique ce fait par la quantité de déchets verts dirigés vers l’usine de compostage de La Chaumière. Il n’empêche que 94 % de déchets ménagers ont été traités par la station de Mare-Chicose.
Par rapport aux plaintes reçues par le MoE & SD, SM note que 20 % concernaient la pollution sonore, 16 % celle de l’air, 15 % les déchets, 12 % l’odeur et 11 % les eaux usées. SM indique en outre que le nombre total de plaintes a diminué par 9,4 % de 2011 à 2012, passant de 731 à 662 d’une année à l’autre.
En ce qu’il s’agit de l’importation des fertilisants et des pesticides, SM dit avoir noté une chute de respectivement 3 % et 9,2 % de 2011 à 2012. « L’utilisation intensive des fertilisants chimiques et agrochimiques contribue à la pollution de l’environnement par percolation de nitrate dans le sol », observe l’organisme.
Concernant l’utilisation des terres, SM note que durant la période 1995-2005, les terres sous plantations de canne, de thé ainsi que la superficie des forêts ont diminué au dépens du bâti. Ainsi, les champs de canne occupaient 39 % du pays en 2005 ; les forêts, les broussailles et pâturages 25 %, tandis que le bâti un autre 25 %. De même, les terres sous canne ont diminué de 2011 à 2012 de 4,1 % (passant de 59 724 hectares à 57 300 hectares), alors que la superficie des plantations de tabac et de thé a diminué de respectivement 22,1 % et 2,8 %.
SM indique avoir noté, en revanche, une « petite » augmentation dans la superficie de nos forêts, « vitales pour la protection de nos écosystèmes ». Ainsi, la superficie totale des forêts mauriciennes a augmenté « marginalement » par 3 hectares (de 47 140 hectares à 47 143 hectares) de 2011 à 2012.