Les autorités prévoient de planter 100 000 arbres annuellement pendant les cinq prochaines années dans le but d’augmenter la superficie sous couverture de forêts à Maurice de 2% à 12%. C’est en tout cas ce qu’a annoncé hier le ministre de l’Agro-industrie Mahen Seeruttun lors d’un atelier de travail sur un plan stratégique pour la période 2015-19.
La protection de l’environnement est « au-dessus de la politique », selon le ministre. « Elle appelle à une forte et solide collaboration dans le but de sauver notre héritage naturel pour les générations futures », a-t-il soutenu. Tout en admettant que le programme est « ambitieux », le ministre Seeruttun affirme que « le gouvernement s’est lancé le défi d’offrir un environnement esthétique à la population » mauricienne, où la faune et la flore « prospèrent en harmonie » avec le développement économique.
Mahen Seeruttun affirme : « Très souvent, nous oublions l’importance des arbres et des forêts dans notre vie quotidienne. Or, ils jouent un rôle majeur dans l’aspiration du gaz carbonique et la fourniture de l’air frais, soutenant ainsi la vie humaine ainsi que les autres organismes vivants sur terre. » Cependant, a-t-il ajouté, la préservation des arbres est toujours un défi pour les petits États insulaires comme Maurice, où la terre est limitée, et « maintenir un équilibre entre le développement économique et la conservation est un défi majeur ».
Citant les statistiques de 2009, il a indiqué que la superficie totale sous couverture de forêts à Maurice s’élève à 47 000 hectares, dont 22 000 appartiennent à l’État et 25 000 au secteur privé. En 1995, la superficie était de 57 000 hectares, dont 23 000 à l’État et 34 000 au secteur privé. « Comparativement, la superficie appartenant au secteur privé a été réduite de 9 000 hectares durant la période 1995-2009 et celle de l’État de 1 000 hectares. » Selon Mahen Seeruttun, le plan stratégique proposé devrait créer un équilibre entre l’amélioration de la couverture forestière et le développement socio-économique du pays. « C’est vraiment une tâche difficile, mais nous n’avons pas le choix si nous voulons assurer le développement durable de notre pays », a-t-il conclu.