Mission Verte, une organisation créée en 2007 par un groupe d’amis pour la protection de l’environnement, a pour principal objectif de sensibiliser la population à travers « des actions pragmatiques avec des résultats tangibles ». Elle est équipée de 21 containers pour le tri des déchets et d’un véhicule pour le transport des déchets à l’usine de recyclage. Cette année, elle a lancé un DVD éducatif à l’intention des entreprises, centres sociaux et écoles.
« Mission verte a réalisé que 90 % des déchets sont recyclables. Parmi, 70 % peuvent être transformés en compost », nous explique Sophia Lopez-Bassols, Education & Communication Project Manager de l’association. Elle estime que si les personnes recyclaient leurs déchets au lieu qu’ils soient envoyés à Mare-Chicose, il y aurait moins de pollution.
« Le recyclage, c’est la responsabilité de tout un chacun », soutient notre interlocutrice. Elle confie avoir été outrée d’entendre des écoliers dire que Mare-Chicose est le seul moyen de disposer des déchets.
Sophia Lopez-Bassols laisse également entendre que la plupart des gens accordent de l’importance à l’environnement mais n’ont pas les moyens nécessaires pour le recyclage des déchets. « On ne donne pas les moyens aux gens. Cela n’incombe-t-il pas au gouvernement ? En donnant les moyens aux gens, la culture du recyclage s’installera progressivement chez eux. »
Questionnée si la loi « to zété to tasé » peut aider à améliorer les choses, Sophia Lopez-Bassols est d’avis qu’« on va pas créer une société de robots. » Selon elle, « plutôt que de promulguer une loi plus sévère, il faudrait éduquer les gens sur l’importance du recyclage. »
Cette année, Mission Verte a lancé un DVD pédagogique à l’intention des entreprises, centres sociaux et écoles. Il a apporte des informations sur la pollution sonore, la pollution de la terre, de l’eau et les espèces en voie de disparition. « Il a pour objectif de conscientiser les gens en leur expliquant comment devenir un bon éco-citoyen. »
Mission Verte organise également des causeries dans les écoles. « À l’école Clarisse, les élèves se sont montrés très réceptifs et motivés. Ils ont nettoyé leur propre école. »
Selon Sophia Lopez-Bassols, le concept Maurice île durable est « une bonne initiative » mais demande à « être revu ». « Il y a beaucoup de gens compétents à Maurice mais rien n’est fait. C’est juste à 2 cm du mur qu’on va réagir. L’environnement ce n’est pas seulement aux citoyens, mais aussi au gouvernement », a-t-elle tenu à faire ressortir.
GML, Terra Foundation, AfrAsia Bank et IFS ont financé le véhicule qui transporte les déchets à l’usine de recyclage. Cette année avec AISEC, Mission Verte a nettoyé la rivière Lataniers et en 1 h 30, elle a récolté 78 sacs en plastique. Son deuxième projet vise notamment à rendre les gens plus actifs et a pour slogan « Reduce, re-use et recycle ».