Deux firmes de consultants, Mott MacDonald et Luxconsult (Mauritius) ont été choisies pour l’élaboration de la Stratégie et du Plan d’action du projet Maurice île-Durable. Ainsi, il est de plus en plus possible que Maurice puisse présenter ces deux documents au Sommet Mondial du Développement Durable (Rio + 20), qui se tiendra à Rio de Janeiro, Brésil, du 20 au 24 juin 2012. Une occasion à ne pas rater de présenter Maurice au monde comme un modèle de développement durable, plus particulièrement dans le contexte des Petits États insulaires en Développement.
Le choix des firmes de consultants Mott MacDonald et Luxconsult (Mauritius) pour l’élaboration de la Stratégie et du Plan d’action MID marque l’ultime étape de la concrétisation de ce projet qui, pendant longtemps, a laissé certains sceptiques. À ce jour pourtant, de très nombreux projets ont été réalisés dans l’optique du projet Maurice île-Durable (MID), en attendant la rédaction de sa Stratégie et de son Plan d’action (voir encadré).
L’année 2011 aura permis aux autorités concernées de réaliser presque 50 % de la Feuille de route (Road Map) de MID. En effet, des consultations élargies et nationales dans le cadre du processus MID ont eu lieu l’année dernière. Ce National Consultation Process (NCP) a été lancé en février 2010 avec pour objectif de produire un « Green Paper ». Le document a été soumis en avril 2010 par le Prof François Odendaal et a été approuvé par le Conseil des ministres.
En vue de l’élaboration d’une « MID Policy » concrète et d’une « MID Strategy » de dix ans et d’un « Action Plan détaillé » de trois ans, six Groupes de travail ont été institués pour se pencher sur les thèmes couvrant les 5Es de MID, notamment l’Energie, l’Environnement (deux Groupes de travail, « Préservation de la biodiversité et Ressources naturelles » et « Pollution, déchets et environnement », respectivement), l’Éducation, l’Emploi et l’Équité.
Du 20 juin au 28 juillet, chaque Groupe a eu quatre ateliers de travail d’un jour avec tous les « stakeholders » des ministères, départements et agences du gouvernement, des corps para-étatiques, du secteur public, des collectivités locales, de la société civile et d’autres organisations non gouvernementales et associations.
Parallèlement, un MID Coordinator et un MID Communications Manager, en la personne respective de Raj Daliah et de Shakeel Punchoo, ont aussi été recrutés pour faciliter le processus MID.
Se basant sur le Green Paper, chaque groupe de travail a identifié les moyens pour concrétiser la National MID Vision et de venir avec des recommandations concrètes dans chaque thème. Chaque groupe a eu l’occasion par la suite de présenter publiquement leur rapport et leurs recommandations, au Domaine les Pailles, le 15 août dernier. Les firmes Mott MacDonald et Luxconsult (Mauritius) se serviront de ces recommandations dans le processus de la formulation de la « MID Policy », de la « MID Strategy » et du « MID Action Plan ».
En attendant, le MID Fund est passé du Ministère des Finances au Ministère de l’Environnement et du Développement durable. De même, le National MID Committee a été transformé en une National MID Commission, avec à sa tête un Executive Chairman en la personne de Osman Mahomed.
MID étant un projet impliquant la population dans son ensemble, l’Executive Chairman de la MID Commission, le MID Coordinator et le MID Communications Manager ne se sont pas contentés des recommandations de ces quelque 300 personnes des six Groupes de travail. Ils sont donc descendus dans les municipalités et les conseils de districts où ils ont eu l’occasion d’expliquer les enjeux du MID aux citoyens lambda et où ils ont aussi recueilli des propositions pour les inclure dans le processus.
Le gouvernement cependant n’a pas attendu les conclusions des consultations pour commencer de mettre en oeuvre des projets durables. C’est ainsi que plusieurs projets (voir encadré), comme recommandés par les Groupes de travail sont en phase de réalisation ou ont déjà été réalisés.
Le projet MID a été lancé en 2008 par le premier ministre Navin Ramgoolam dans l’optique de faire de Maurice un modèle de développement durable, dans le cadre des Petits États insulaires en Développement plus particulièrement.