Cinquante personnes ont été prises durant la journée d’hier dans les filets d’une quarantaine d’officiers de la Police de l’Environnement, de la police régulière et des cadres du Département de l’Environnement déployés à travers Beau-Bassin/Rose-Hill. Des contraventions ont été dressées contre elles. Cette opération “crackdown” visait d’une part à sensibiliser les citoyens à leurs responsabilités envers l’environnement et d’autre part à sanctionner toute action incivique. Aujourd’hui, ces policiers étaient présents à Flacq.
« Les grands maux de la société mauricienne se résument en trois “i” : l’ignorance, l’indifférence et l’insouciance », lance d’emblée Raj Kallee, le directeur adjoint au Département de l’Environnement (DoE) qui, ensemble avec le chef inspecteur Lilram Deal, responsable de la Police de l’Environnement, a supervisé cette opération “crackdown” à travers Beau-Bassin/Rose-Hill. « “Ignorance”, car malheureusement trop de gens ignorent les lois de l’environnement et/ou ce qu’il faut faire en tant que citoyens responsables vis-à-vis de l’environnement. Ils ne comprennent pas alors pourquoi on les prend en contravention. “Indifférence”, parce que malheureusement encore il y a des gens qui connaissent bien les lois régissant l’environnement, mais font peu de cas de leurs actes inciviques. Et “insouciance”, car il y a en outre des gens qui ne se soucient guère du bien de la communauté. Par paresse, par exemple, ils vont jeter leurs déchets n’importe où. Cela n’est pas un problème pour eux d’enlaidir l’environnement », affirme Raj Kallee.
Selon le directeur adjoint au DoE, ces opérations coup-de-poing à travers l’île ont commencé depuis presqu’un mois déjà. Elles ont été décidées après maintes observations sur les comportements des gens dans certains endroits du pays. « Ici à la Place Margéot à Rose-Hill, par exemple, nous sommes en train de voir ce que font les gens avec leurs “papiers dholl-puri” ou “papiers gato”. Et nous sommes heureux de constater que ceux qui sont là font montre d’une discipline certaine, car ils jettent tous leurs détritus dans des poubelles prévues à cet effet », se félicite Raj Kallee, entouré d’officiers de son département. Ceux-ci distribuent des dépliants sur les méfaits des émissions des véhicules aux automobilistes qui s’engagent dans la Place Margéot.
« Nous sanctionnons quand il le faut, mais nous mettons également l’accent sur l’éducation et la sensibilisation. D’où cette distribution de dépliants et de stickers aux automobilistes », explique encore le directeur adjoint.
Si à la Place Margéot les officiers du DoE sensibilisent les citoyens à leurs responsabilités environnementales, à Ebène, vis-à-vis du bâtiment du Mauritius Institute of Training and Development (MITD), une équipe de la Police de l’Environnement, aidée d’agents de la police régulière, a érigé une barrière routière et interpelle les conducteurs dont les véhicules émettent trop de fumée ou font trop de bruit. Ils sont équipés de sonomètre et d’opacimètre.
« Nous ciblons ces motocyclistes qui ont modifié leur échappement et dont la moto fait du bruit au-dessus de la limite autorisée. Les conducteurs de véhicules fumigènes sont également sanctionnés », explique le Chef Inspecteur Lilram Deal. Selon le policier, les contrevenants risquent une amende de Rs 1 000. « Nous mettons cependant beaucoup d’accent sur la sensibilisation et n’avons recours à la sanction que dans des cas de négligence flagrante », nuance le policier.
Selon nos renseignements, les policiers étaient présents aujourd’hui à Flacq. « Cette opération continuera durant les semaines et les mois à venir », prévient Raj Kallee.