Le ministre de l’Environnement, Etienne Sinatambou, a annoncé cette semaine la publication prochaine d’un plan d’action pour atténuer le risque d’exposition au mercure. Intervenant lors d’un séminaire organisé par son ministère sur cette question, il a expliqué que le gouvernement a investi dans du matériel de haute technologie pour le laboratoire national de l’environnement, et ce dans le but « d’aider à entreprendre une analyse et une surveillance approfondies des métaux lourds toxiques, y compris le mercure dans l’environnement ». Le personnel du laboratoire a été formé à l’utilisation de l’équipement dont la mise en service a été achevée en 2017.

Une installation de stockage provisoire de déchets dangereux est opérationnelle depuis avril 2017. « Il s’agit d’une étape importante pour que Maurice respecte non seulement la Convention de Minamata mais aussi la Convention de Bâle sur les mouvements transfrontières de déchets dangereux et autres déchets », a expliqué le ministre.

Les autorités ont collecté environ 29 tonnes de déchets dangereux et ont effectué plus de 180 inspections dans diverses institutions, notamment dans des laboratoires, des industries et toutes les écoles secondaires publiques et privées. « Nous proposons d’examiner les normes relatives à la qualité de l’air ambiant et de l’air de cheminée pour limiter les émissions de mercure et les normes pour les déchets dangereux afin de mieux gérer les déchets dangereux, y compris le mercure », a dit Etienne Sinatambou.