En ce qui concerne le ministère de l’Environnement et du Développement durable, le Rapport de l’Audit déplore que des provisions budgétaires totales de Rs 190 M sous les trois programmes Environment Protection and Conservation, Uplifting and Embellishment of Physical Environment et Sustainable Development, seulement Rs 79 M, soit 42%, ont été utilisées. « On a expliqué cela par le fait que les projets relatifs à la protection côtière et aux éco-villages n’ont pas été réalisés comme il faut », note le rapport.
L’Audit rappelle qu’en 2012, le ministère avait comme objectifs, entre autres, de réhabiliter et protéger quatre plages ayant subi des dégradations, à Cap-Malheureux, Poudre-d’Or, Grande-Rivière-Sud-Est et Quatre-Soeurs. « Il y a eu du retard dans la réalisation de ces projets », déplore le rapport.
Ainsi au début de novembre 2012, seuls les contrats pour les projets de Cap-Malheureux et de Poudre-d’Or ont été alloués. D’autre part, les travaux sous ces deux projets avaient accumulé du retard. En mai 2013, celui de Cap-Malheureux, censé être complété le 28 juillet prochain, était complété à seulement 51 % et celui de Poudre-d’Or à 65 % alors qu’il aurait dû être terminé le juin 2013. Par ailleurs, à mars 2013, le contrat pour GRSE n’était toujours pas alloué, alors que l’appel d’offre pour celui de Quatre-Soeurs n’a été lancé qu’en février 2013, le contrat alloué qu’au début de mai 2013 et ce alors le Preliminary Design Report a été soumis depuis la mi-juillet 2012. Ce qui explique ce retard pour atteindre les objectifs fixés en 2012, selon le rapport. L’Audit recommande par conséquent une rééchelonnement des dates butoirs de ces projets.
Par rapport aux projets de création neuf éco-villages, au coût de Rs 50 millions chacun, comme annoncé dans le discours du Budget 2009, l’Audit fait écho aux inquiétudes du ministère des Finances et du Développement économique émises en août 2012. Selon ce dernier, le projet est d’abord mal conçu et flou ; puis il n’y avait rien de durable dans ces projets qui ne concernaient que les infrastructures et enfin, ils ne sollicitaient pas de participation de la communauté. Les Finances, précise l’Audit, ont recommandé à l’Environnement de revoir tout le concept d’éco-village avant de commencer à penser à faire les dépenses. Les Finances déplorent en outre que l’Environnement ait « oublié » de passer par le PPC pour ces projets.
Alors qu’une allocation budgétaire totale de Rs 85 millions était prévue pour ces éco-villages pour l’année financière 2011/2012, seule une somme de Rs 1 081 718 pour les consultants a été déboursée en 2012.
L’Audit souligne la nécessité de bien définir le concept d’éco-village, d’autant que le contrat pour le services des consultants a été alloué depuis le 30 novembre 2012 pour une période de 36 mois.
Rappelons que ces projets d’éco-villages avaient pour but d’encourager les villageois concernés à adopter un mode de vie durable et à les inciter à protéger l’environnement.
Autre projet du ministère de l’Environnement qui a essuyé les critiques de l’Audit : l’octroi de contrat pour les services d’un consultant pour des travaux d’infrastructures et d’embellissement à Petit-Sable et à Bambous-Virieux. Le coût des travaux, estimé à Rs 36 M en juin 2004, a grimpé à Rs 52,3 M à la soumission des comptes en 2012, soit cinq ans après la fin des travaux. En effet, ces travaux qui devaient être complétés en mai 2006 ne l’ont été qu’en août 2007. « La raison de ce retard dans la soumission des réclamations par le consultant n’est pas connue », souligne le rapport.
L’Audit n’a pu s’empêcher d’évoquer ce projet d’un bassin à Petit-Sable qui devait être utilisé par les villageois comme une piscine. Construit en 2007, ce bassin n’a jamais été utilisé. Il en émane aujourd’hui une odeur fétide et les poissons qui s’y trouvent constituent un danger pour les villageois, souligne le rapport. Les villageois ont proposé de faire combler ce bassin pour le convertir en un terrain de jeux pour les enfants, mais ce projet est estimé à Rs 9 millions.