Après l’alerte donnée par Week-End sur l’état pitoyable du Jardin de Pamplemousses, les actions se multiplient pour le sauver de la catastrophe. Outre la révocation du Chief Executive Officer Chetanand Ramgoolam et la mise sur pied d’une task force pour plancher sur les problèmes qui menacent cette pièce importante de notre patrimoine national, des dispositions ont déjà été prises pour procéder à un état des lieux des manquements et établir une liste de mesures correctives appropriées. En fin de semaine, le Forum Citoyens Libres (FCL), qui réclame la révocation complète du conseil d’administration du jardin, a tenu une manifestation pacifique devant l’entrée du SSR Botanical Garden. Ce mouvement a émis par la même occasion plusieurs suggestions en vue de « sov nou Jardin Pamplemousses ».
Avec à leur tête le travailleur social Georges Ah Yan, les membres du FCL se sont symboliquement rassemblés devant l’entrée du Jardin de Pamplemousses, vendredi. Une manifestation qui avait pour objectif de réclamer la révocation de l’intégralité du conseil d’administration, mais aussi d’informer les touristes de passage de la gravité de la situation du jardin. Pour les membres de ce mouvement, « Chetanand Ramgoolam ne doit pas être le seul à être tenu responsable de l’état de dégradation du Jardin de Pamplemousses ». Ainsi, s’ils ont favorablement accueilli la nouvelle de son éviction , ils estiment néanmoins que le conseil d’administration du Trust responsable de la gestion de ce patrimoine national doit aussi assumer ses responsabilités. « Sur le day-to-day running, Chetanand Ramgoolam a failli à sa tache. Mais il n’était pas le policy maker. Cette responsabilité revient au conseil d’administration dans son ensemble », dit Georges Ah Yan. Et de faire ressortir que « pendant des années, le conseil n’a pas pris les décisions nécessaires pour le bon fonctionnement du jardin ». « Aucun membre n’a jugé utile, jusqu’à présent, de recruter un botaniste et un paysagiste pour assurer sa restauration. Tous les membres doivent être mis à la porte. »
Le FCL déplore ainsi « la légèreté extraordinaire » constatée dans la gestion du Jardin de Pamplemousses, avec l’emploi de personnel non qualifié pour simplement le nettoyer de temps à autres. Réclamant l’arrivée d’une nouvelle équipe au conseil d’administration, le FCL souhaite par ailleurs que figurent parmi ses membres au moins trois personnes de la société civile : un membre du Conseil de Village de Pamplemousses, un membre du Conseil de District de Pamplemousses/Rivière-du-Rempart, et un habitant de la région. « Il faut nommer des personnes qui vivent à proximité de Pamplemousses afin d’être au courant de ce qui s’y passe », estime Georges Ah Yan