Six Mauriciens arrivés ce matin de la Sierra Leone – pays où sévit l’épidémie d’Ébola – à l’aéroport SSRN par un vol d’Emirates ont été placés sous observation par les autorités sanitaires. Les médecins et les inspecteurs sanitaires étaient à Plaisance dans la matinée pour les accueillir et les soumettre aux vérifications d’usage.
Les six passagers devaient ensuite être conduits à l’hôpital de Souillac pour des analyses de sang en vue de détecter la présence du virus Ébola. Le Dr T. N. Nundlall, director of Health Services au ministère de la Santé et responsable du département de santé publique, a déclaré au Mauricien ce matin que le système de surveillance mis en place au ministère a été appliqué. « Nous avons fait un premier assessment de ces passagers, pour voir s’ils ont été exposés directement ou indirectement au virus Ébola dans le pays d’origine. Nous allons prendre leur température, et ensuite nous allons les conduire à l’hôpital de Souillac pour des analyses de sang. Nous attendrons ensuite les résultats », explique le Dr Nundlall. Il précise que le ministère de la Santé a déjà reçu des kits pour ces tests. Le directeur des services de Santé indique que même si les résultats des tests sont négatifs, le personnel sanitaire continuera à suivre ces passagers à leur domicile et prendra leur température matin et soir. Le Dr Nundlall fait ressortir que ces mesures font partie du plan de surveillance des voyageurs en provenance des pays à risques et ne doivent pas provoquer des réactions de stigmatisation à l’égard de ces derniers.
La Sierra Leone fait partie des pays les plus durement touchés par l’épidémie d’Ébola, au point qu’Air France a suspendu jeudi dernier ses vols vers ce pays de l’Afrique de l’Ouest. Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) il y a eu 1 552 morts depuis le début de l’épidémie dans cette région et 3 069 personnes ont été contaminées.
Le directeur des Centres américains de Contrôle et de Prévention des maladies a lors d’un déplacement dans la zone endémique au Liberia déclaré à CNN que « tous les jours cette épidémie s’étend, accroissant le risque de se propager dans un autre pays ». Il a fait appel à une mobilisation internationale.