Le Chef de la fonction publique, Suresh Seebaluck, a été entendu hier par l’Equal Opportunities Commission (EOC) dans le cadre de la plainte de l’ancien secrétaire administratif de sir Anerood Jugnauth. Il s’est appuyé sur l’article 118 (4) de la Constitution pour démontrer que l’EOC n’a pas le pouvoir d’enquêter sur la Public Service Commission. Mais le président de l’EOC, Brian Glover, n’est pas de cet avis et laisse entendre qu’il continuera à convoquer la PSC à chaque fois que ce sera nécessaire.
Il y a deux semaines, Medha Gunputh, ancien secrétaire de sir Anerood Jugnauth, a porté plainte à l’EOC, s’estimant lésé de n’avoir pas été promu comme Permanent Secretary. Appelé à s’expliquer à ce sujet, le chef de la fonction publique a fait comprendre que seuls le Public Appeals Tribunal et la cour suprême étaient aptes à recevoir des plaintes contre la fonction publique. Après l’avoir écouté et pris avis sur la question, Brian Glover est catégorique : « La Constitution dit que la PSC cannot be subject to the direction or the control of any other person or authority. Or, l’EOC ne vient pas donner des directives à la PSC. Nous faisons un travail de conciliation et l’Equal Opportunity Act dit que cela s’applique également à la fonction publique. »
À la lumière de ces éclaircissements, Brian Glover fait comprendre : « Je continuerai à convoquer la PSC à la table de négociation à chaque fois que ce sera nécessaire. »
L’EOC compte faire valoir ce point de droit auprès de la PSC lors de la prochaine audition concernant le cas de Medha Gunputh. « Autrement pourquoi l’EOA aurait-elle mentionné le public sector ? J’ai un mandat pour la conciliation et je dois l’appliquer dans les paramètres de la loi. »