Les responsables de la Government Urdu Teachers Union (GUTU) ont déposé une plainte aujourd’hui à l’Equal Opportunities Commission. Ils déplorent le fait qu’ils n’aient pas les mêmes chances d’accéder au poste de Deputy Head Teacher, contrairement à leurs collègues, les General Purpose Teachers.
Haniff Peerun, président de la Government Urdu Teacher Union, a déposé aujourd’hui devant l’Equal Opportunities Commission. Il a expliqué que les enseignants de langues orientales, dont ceux enseignant l’urdu, ont un traitement défavorable en ce qui concerne les promotions dans le secteur primaire. Alors que les General Purpose Teachers peuvent accéder au poste de Deputy Head Teacher, par exemple, tel n’est pas le cas pour eux. Qui plus est, dans certains cas, ceux qui sont éligibles aux promotions comptent moins d’années de service qu’eux.
Cette « discrimination », soutiennent les représentants de la GUTU, ont des répercussions sur leur travail, car ils sont découragés et démotivés. Les plaignants ont même suggéré au ministère de l’Éducation de continuer leurs classes normalement, tout en assumant des tâches administratives, si jamais le litige mène vers une conciliation.
Cette nouvelle plainte vient démontrer une nouvelle faiblesse au niveau de la loi, car la langue ne figure pas parmi les grounds reconnus dans l’Equal Opportunities Act. Les enseignants ont alors basé leurs plaintes sur les grounds de l’origine ethnique et l’âge.
Pour le président de l’EOC, Brian Glover, ce manquement pourra faire l’objet d’une recommandation dans le rapport intérimaire qu’il présentera aux autorités dans quelques jours. « C’est vrai qu’une personne peut souffrir de préjudice par rapport à la langue qu’elle utilise. Cette affaire est une food for thought. J’estime qu’il faut aussi considérer la langue et non seulement l’origine ethnique. Nous allons inclure cette recommandation dans notre rapport intérimaire. »
Soulignons que même le PRB 2013 n’a fait aucune provision pour l’exercice de promotion des enseignants de langues orientales.