Le ministre du Tourisme est convoqué une nouvelle fois à l’Equal Opportunities Commission concernant les propos « discriminatoires » qu’il aurait tenus pendant la campagne municipale en décembre 2012. Selon les informations disponibles, l’affaire pourrait être référée à l’Equal Opportunities Tribunal.
Dans les milieux concernés, il était estimé que l’affaire Michaël Sik Yuen n’irait pas plus loin car l’EOC n’avait pu fournir de preuves sur la déclaration contestée. Mais la diffusion d’une nouvelle bande sur une radio privée hier a apporté de nouveaux éléments à l’enquête. Michaël Sik Yuen a donc été de nouveau convoqué à l’EOC vendredi après-midi.
L’avocat du ministre du Tourisme, Me Nanda Kistnen, confirme avoir reçu cette convocation pour vendredi. Toutefois, il ne cache pas non plus son étonnement. « Lors de notre dernier rendez-vous à l’EOC, on nous avait laissé comprendre qu’on allait délibérer. Maintenant, j’apprends qu’il faut s’y rendre de nouveau. » Ce dernier dit avoir appris l’existence de « nouveaux éléments » dans cette affaire à travers les médias, mais affirme aussi qu’il n’en sait pas plus. « Je vais d’abord me renseigner sur ces nouveaux éléments avant de décider, avec mon client, de la marche à suivre. »
Me Kistnen ajoute que son client est « serein et confiant », « comme il l’a été depuis le début » de l’affaire. Cette affaire de « propos discriminatoires », tenus lors d’un rassemblement politique à Curepipe, avait d’abord fait l’objet de critiques de la part de l’ancien conseiller de la ville Clency Lajoie. Dans une déclaration au Mauricien, ce dernier avait laissé entendre qu’il « serait dommage que les dirigeants ayant voté pour l’EOA la bafouent ». Clency Lajoie n’avait toutefois pas fait de plainte formelle à l’EOC.
Depuis, les choses ont évolué. Selon les plaintes enregistrées à l’EOC, le ministre du Tourisme aurait déclaré qu’il n’y aurait pas de développement à Curepipe si la municipalité était gérée par l’opposition.