La plainte de Medha Gunputh, ancien secrétaire de Sir Anerood Jugnauth, devant l’Equal Opportunities Commission est prise très au sérieux. Brian Glover, président de la Commission, entend traiter ce dossier avec rapidité tout en demeurant fidèle à ses engagements.
L’ancien secrétaire de Sir Anerood Jugnauth (SAJ) a été entendu par l’Equal Opportunities Commission (EOC) hier. Il avait déposé une plainte de discrimination sur la base de l’opinion politique la semaine dernière. Medha Gunputh, qui a un statut de Principal Assistant Secretary (PAS) dans la fonction publique, a été réaffecté au ministère de l’Éducation après le départ de SAJ de la présidence. Il s’est senti lésé par un récent exercice de promotion où 19 de ses confrères ont été promus Permanent Secretary.
Après avoir écouté le plaignant, l’EOC convoquera le chef de la fonction publique, Suresh Seebaluck, la semaine prochaine. Pour le président de l’Equal Opportunities Commission, Brian Glover, « il s’agit d’un very high profile case étant donné la sensibilité politique en jeu. Les attentes sont aussi grandes et l’Equal Opportunities Commission restera fidèle à ses engagements en traitant le dossier comme tous les autres et avec rapidité. »
Brian Glover rappelle que le but de la commission consiste à aller vers la conciliation. « Dans les exercices de conciliation, nous avons le devoir de réconcilier toutes les parties quel que soit leur statut. » Et d’ajouter qu’il y a suffisamment d’éléments dans le dossier de Medha Gunputh pour que l’EOC aille plus loin dans cette affaire. « Nous avons le devoir moral d’aller de l’avant. Nous n’allons pas baisser les bras. »
Brian Glover précise également que pour la prochaine audition, le chef de la fonction publique peut venir en personne ou se faire représenter.
L’opinion politique est un des douze grounds de discrimination sous l’Equal Opportunities Act. C’est pour la première fois, depuis l’entrée en opération de la commission il y a deux mois, qu’un high profile case sous ce statut est enregistré. Jusqu’ici, les gens qui ont eu recours à l’EOC se plaignaient surtout d’avoir été lésés parce qu’ils n’avaient pas d’opinion politique ou parce qu’ils n’étaient pas des « colleurs d’affiche ».