Le Mauricien Philippe Burckel, qui était engagé la semaine dernière à l’édition 2012 des World Jumping Finals au Venezuela, a fait mieux que survivre à Caracas. Alors qu’il affrontait la crème des cavaliers amateurs, il a terminé 13e au général, après avoir été éliminé en demi-finales de l’événement.
La semaine avait pourtant mal commencé. Engagé dans la “warm-up competition” des World Jumping Finals, il a terminé 22e sur 22 participants. « Mais ce n’était pas très important. Il fallait qu’il le fasse pour s’habituer à son cheval », explique Clothilde Jauffret, présidente de la Fédération mauricienne des sports équestres (FMSE).
La compétition se déroulait en effet sur des chevaux prêtés. Ce qui rendait les choses d’autant plus difficiles. « De plus, il était là-bas sans coach ni personne d’autre pour le guider », souligne encore Clothilde Jauffret.
Mais par la suite, les choses se passent mieux. Partant du principe qu’il vaut mieux ménager sa monture, Philippe Burckel se montre très patient. Il monte graduellement en puissance, comme en témoignent les résultats qu’il récolte.
Dès le premier tour, il monte à la 14e place. Ce classement lui vaut de se qualifier pour les quarts de finale. C’est à ce stade qu’il réalise son meilleur rang, avec une 8e place. Mais en demi-finale, son cheval commence à faire des siennes. Il est donc éliminé. « Mais ça ne fait rien. Il a réalisé un beau concours », laisse entendre Clothilde Jauffret.
La présidente de la FMSE est d’autant plus contente avec la performance de la Zimbabwéenne Charley Crockart, qui a fini troisième. « La médaille de bronze de Charley rejaillit sur toute la zone IX de la FEI. »
Cette performance lui a valu une petite mention de la part de Jacqueline Braissant, directrice de la Solidarity Federation Equestre Internationale. « It was not easy because the level of the riders was high. So, Philippe did his best (…) », écrit-elle dans une communication à la FMSE. Elle va même plus loin en jugeant la performance du Mauricien. « He is a good rider with potential », écrit-elle. Elle écrit la même chose pour Charley Crockart.
Et Clothilde Jauffret a de quoi être contente. « Le World Jumping Challenge concerne plus de 600 cavaliers. Les World Jumping Finals réunissent 22 cavaliers. Être dans les 22, c’était déjà bien. Mais terminer 13e, c’est une très belle performance », conclut-elle.